Réunis lundi à New York, les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont rappelé que la mer demeure la colonne vertébrale du commerce international, avec près de 80 % des échanges transitant par voie maritime. En 2024, quelque 100 000 navires ont sillonné chaque jour les routes maritimes, transportant 12,3 milliards de tonnes de marchandises, selon Arsenio Dominguez, Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI).
Si le secteur a su faire preuve d’une résilience notable face aux récentes tensions géopolitiques, il reste exposé à de multiples menaces : criminalité organisée, actes de piraterie et impacts du changement climatique. Interpol a recensé près de 150 attaques ou vols armés en mer en 2024, avec une hausse marquée en Asie du Sud-Est. “Les réseaux criminels exploitent désormais le trafic maritime, menaçant non seulement le commerce, mais aussi les communications, y compris par la cybercriminalité”, a averti Valdecy Urquiza, Secrétaire général de l’organisation policière internationale.
Face à ces risques, l’OMI impose désormais des règles strictes pour sécuriser navires et ports, tout en renforçant les capacités d’intervention régionales. Les discussions ont également souligné l’urgence de lier sécurité maritime et protection de l’environnement, les perturbations climatiques pesant de plus en plus sur la fluidité des échanges.
Ce débat, convoqué par le Panama qui préside le Conseil en août, intervient alors que la chaîne logistique mondiale subit des pressions inédites, rendant la coopération internationale plus essentielle que jamais.

