Le chanteur marocain Saad Lamjarred a comparu ce lundi devant la cour d’assises de Draguignan, dans le sud de la France, dans le cadre d’un procès portant sur des accusations de viol remontant à l’été 2018. L’artiste de 41 ans conteste les faits qui lui sont reprochés.
Dès le début de l’audience, la cour a décidé que les débats se dérouleraient à huis clos, à la demande de la plaignante. Cette dernière accuse le chanteur de faits survenus près de Saint-Tropez, où elle travaillait alors dans un établissement de nuit. L’épouse de l’artiste, présente à son arrivée au tribunal, n’a pas été autorisée à assister aux audiences.
Prévu initialement en décembre 2025, le procès avait été reporté en raison de l’indisponibilité de la présidente de la cour. Saad Lamjarred se présente libre devant la justice française pour cette nouvelle étape judiciaire particulièrement médiatisée.
Au cours de l’audience, le chanteur a sollicité l’assistance d’une interprète afin de pouvoir s’exprimer plus confortablement en arabe. Cette demande est intervenue lors des premières formalités liées à la constitution du jury populaire chargé d’examiner l’affaire.
Les faits examinés par la justice remontent à août 2018. Selon l’accusation, la rencontre entre les deux parties se serait déroulée dans la région de Saint-Tropez avant les événements dénoncés par la plaignante. Plus de sept ans après les faits allégués, cette affaire continue de susciter une importante attention médiatique, aussi bien en France qu’au Maroc.
Figure majeure de la scène musicale marocaine et arabe, Saad Lamjarred demeure l’un des artistes les plus populaires de sa génération. La forte notoriété du chanteur contribue à donner à cette procédure judiciaire une résonance particulière, dépassant largement le cadre du fait divers judiciaire.

