Touché après son penalty contre le Celta Vigo, Lamine Yamal, joyau du football mondial, pourrait manquer plusieurs semaines. Au-delà d’un Clasico qui approche, c’est déjà la Coupe du Monde qui s’invite dans l’équation de son retour.
Le FC Barcelona s’en est sorti avec l’essentiel face au Celta Vigo (1-0), ce mercredi 22 avril en Liga, reprenant un avantage considérable de 9 points sur le Real Madrid, à 6 journées de la fin, et à près de deux semaines d’un Clasico attendu. Mais au coup de sifflet final, ce n’est ni le score, ni la course au titre qui ont fait les gros titres. C’est une image : celle d’un Lamine Yamal assis sur la pelouse, quelques secondes après avoir transformé son penalty. Derrière la victoire, une inquiétude, et une question qui dépasse Barcelone : à quel prix tire-t-on sur le corps de ce génie de 18 ans ?
À 18 ans, Lamine Yamal cumule déjà un volume de minutes qui interroge, alors même qu’il a déjà subi une pubalgie à son jeune âge, ce qui n’est généralement pas bon signe. Une trajectoire qui rappelle celle de Pedri, usé par l’accumulation avant même d’avoir atteint son pic. Hansi Flick a peu tourné, souvent par nécessité.
La première estimation évoque cinq semaines d’absence pour une déchirure. Suffisant pour manquer un Clasico ? Peut-être. Mais l’enjeu est ailleurs. Ce qui inquiète, c’est la Coupe du monde. Le football a besoin de ses meilleurs joueurs au rendez-vous. D’une Espagne avec Yamal, comme il a besoin d’un Brésil avec Raphinha ou d’une France avec Kylian Mbappé.
Yamal a déjà marqué l’Euro à 17 ans. Sa présence au Mondial à 18 ans est attendue, presque nécessaire. Une absence ne serait pas seulement une perte pour l’Espagne, elle le sera pour tout observateur du football.
Les prochaines semaines seront décisives pour en savoir plus sur sa blessure et sa reprise. Mais une chose est déjà sûre : l’Espagne débutera la Coupe du monde le 15 juin face au Cap-Vert, soit dans près de huit semaines.
Le compte à rebours est donc lancé.

