Les ports méditerranéens du Maroc ont enregistré une progression notable des débarquements de la pêche côtière et artisanale durant les quatre premiers mois de 2026. Selon les dernières données publiées par l’Office national des pêches, les volumes débarqués dans les ports situés entre Tanger et Saïdia ont atteint 6.053 tonnes à fin avril, soit une hausse de 11 % par rapport à la même période de 2025.
Cette évolution positive des quantités débarquées ne s’est toutefois pas traduite par une amélioration des recettes. La valeur globale des débarquements a reculé de 11 %, pour s’établir à plus de 257,15 millions de dirhams, contre 288,96 millions de dirhams un an auparavant. Une baisse qui reflète les fluctuations des prix et la composition des espèces commercialisées sur les marchés halieutiques.
Les poissons pélagiques figurent parmi les segments les plus dynamiques du début d’année. Les débarquements ont bondi de 71 % pour atteindre 2.137 tonnes, générant plus de 37,9 millions de dirhams, en progression de 22 % sur un an. Cette catégorie, qui comprend notamment la sardine et le maquereau, confirme son poids dans l’activité des ports méditerranéens marocains.
Même tendance pour les poissons blancs. Les volumes commercialisés ont atteint 1.385 tonnes, soit une hausse de 54 % par rapport à fin avril 2025. Les recettes associées ont progressé à 42,42 millions de dirhams, contre 34,72 millions une année auparavant.
À l’inverse, les céphalopodes ont connu un repli marqué. Les débarquements ont diminué de 26 %, à 2.148 tonnes, tandis que les revenus générés ont chuté de 22 %, à un peu plus de 153 millions de dirhams. Les crustacés ont, pour leur part, enregistré une légère hausse des volumes débarqués, avec 368 tonnes (+7 %), mais les recettes ont reculé de 10 %, à 23,57 millions de dirhams.
Au niveau national, la tendance reste contrastée. Les débarquements commercialisés de la pêche côtière et artisanale ont atteint 195.828 tonnes à fin avril 2026, en baisse de 5 % par rapport à la même période de l’année précédente. Malgré ce recul des volumes, la valeur marchande du secteur affiche une progression de 5 %, dépassant 3,85 milliards de dirhams contre 3,66 milliards à fin avril 2025.
Ces chiffres traduisent les mutations qui touchent actuellement le secteur halieutique marocain, entre variations des ressources, évolution des prix et adaptation des marchés. Les ports méditerranéens continuent néanmoins de jouer un rôle stratégique dans l’économie de la pêche au Maroc, particulièrement pour les activités liées à la pêche artisanale et côtière.


