Les débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale au port de Mehdia ont enregistré un net recul au terme du premier trimestre 2026. Selon les dernières statistiques publiées par l’Office national des pêches (ONP), les volumes débarqués ont atteint 1.254 tonnes à fin mars, contre 1.903 tonnes durant la même période de l’année précédente, soit une baisse de 34%.
Le repli est encore plus marqué en valeur. Les recettes générées par ces débarquements ont chuté de 76%, passant de 39,22 millions de dirhams à seulement 9,26 millions de dirhams sur un an. Cette baisse traduit les difficultés qui touchent actuellement plusieurs segments de la pêche côtière au niveau du port de Mehdia.
Les poissons pélagiques, qui représentent l’essentiel de l’activité du port, ont vu leurs débarquements diminuer de 24%. Les quantités commercialisées se sont établies à 1.234 tonnes pour une valeur estimée à 8,3 millions de dirhams, contre 1.619 tonnes et 11,69 millions de dirhams un an auparavant.
À l’inverse, le poisson blanc affiche une légère progression des volumes débarqués. Les captures ont atteint 6 tonnes, en hausse de 3% par rapport à fin mars 2025. Leur valeur commerciale s’est toutefois contractée de 5%, à près de 250.000 dirhams.
La situation est particulièrement difficile pour les céphalopodes. Les débarquements ont quasiment disparu avec seulement 5 tonnes enregistrées à fin mars, soit une chute de 98%. Les revenus issus de cette catégorie ont suivi la même tendance, reculant de 99% à 273.000 dirhams.
Les crustacés constituent le seul segment orienté à la hausse. Les quantités débarquées ont progressé de 54% pour atteindre 9 tonnes, générant plus de 427.000 dirhams de recettes, en augmentation de 36% par rapport à la même période de l’année dernière.
Au niveau national, les débarquements commercialisés de la pêche côtière et artisanale ont totalisé 89.895 tonnes à fin mars 2026, en baisse de 34% sur un an. Malgré ce recul des volumes, la valeur globale des produits débarqués reste relativement stable avec un léger repli de 3%, à plus de 3,11 milliards de dirhams.
Ces chiffres confirment le ralentissement observé dans plusieurs ports marocains depuis le début de l’année, dans un contexte marqué par les fluctuations des ressources halieutiques, les conditions climatiques et l’évolution des marchés.


