Au cours du mois d’avril dernier, le Maroc a été témoin d’une augmentation notable des échecs à l’examen théorique du permis de conduire, suscitant des préoccupations parmi les candidats et les professionnels du secteur.
Selon l’Observatoire national du transport routier, cette hausse des échecs a touché plusieurs centres d’examen à travers le pays. L’introduction d’une nouvelle série de questions dans la banque d’examen est considérée comme un facteur contributif, bien qu’aucune communication officielle n’ait été émise pour expliquer ces changements.
L’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), relevant du ministère du Transport et de la Logistique, est appelée à fournir des informations claires et des statistiques précises sur les taux de réussite et d’échec, en particulier pour la période récente.
Des discussions ont émergé concernant la nature des nouvelles questions ajoutées à la banque d’examen, certaines étant perçues comme éloignées de la réalité quotidienne de la conduite au Maroc. La complexité du langage utilisé, notamment l’arabe classique, a également été pointée du doigt, rendant la compréhension difficile pour de nombreux candidats.
Le député parlementaire Abdel Latif El Zaim a adressé une question écrite au ministre du Transport et de la Logistique, Mohamed Abdeljalil, concernant le taux élevé d’échecs observé en avril. Il a souligné que dans certaines villes, le taux d’échec atteignait 95 %, voire 100 %, provoquant inquiétude et mécontentement parmi les candidats et les professionnels de l’enseignement de la conduite.
El Zaim a interrogé le ministre sur les mesures urgentes envisagées pour remédier à cette situation préoccupante, en insistant sur la nécessité de garantir l’égalité des chances et d’adapter le contenu de l’examen à la réalité marocaine et aux capacités des candidats.
Il a également noté que l’augmentation significative des échecs coïncidait avec l’introduction d’une nouvelle banque de questions comprenant des centaines de questions illustrées et de vidéos, sans période de transition ni notification officielle permettant aux institutions de formation d’ajuster leurs programmes. Ce changement soudain a déstabilisé à la fois les candidats et les formateurs.
De nombreux candidats ont exprimé leur surprise face à la nature des questions, qui, selon eux, ne reflètent pas la réalité quotidienne de la conduite au Maroc. La complexité du langage technique utilisé a également été critiquée, en particulier par ceux qui ne sont pas familiers avec l’arabe classique.
En réponse à ces préoccupations, le ministère du Transport et de la Logistique a annoncé que les candidats ayant échoué à l’examen théorique le 25 mars 2024 auraient la possibilité de le repasser sans que l’échec précédent ne soit pris en compte. Le ministre a indiqué que cette décision faisait suite à une évaluation des réponses des candidats afin d’identifier et de corriger les problèmes rencontrés.
Par ailleurs, la NARSA a observé une amélioration significative du taux de réussite après dix jours de mise en œuvre de la nouvelle banque de questions, atteignant des niveaux comparables à ceux d’avant le changement. Cette amélioration est attribuée à l’utilisation accrue de la plateforme de formation “PERMINOU”, où les candidats ayant suivi au moins 20 heures de formation ont enregistré des taux de réussite deux fois supérieurs à ceux des autres candidats.
En somme, cette situation met en lumière l’importance d’une communication transparente et d’une adaptation progressive des outils d’évaluation pour assurer une transition efficace vers de nouvelles méthodes d’examen.

