Plus de 95 % des eaux de baignade des plages marocaines respectent les normes de qualité microbiologique en 2025, selon les résultats du dernier rapport national présenté à Rabat. Ce niveau marque une progression de sept points par rapport à 2021 et confirme l’amélioration continue de la qualité des plages du Royaume à l’approche de la saison estivale.
Réalisé dans le cadre du Programme national de surveillance de la qualité des eaux de baignade et du sable des plages (PNQEBSP), le rapport s’appuie sur l’analyse de 204 plages réparties sur 498 stations. À titre de comparaison, seules 79 plages étaient suivies en 2004, illustrant l’élargissement progressif du dispositif de contrôle à l’ensemble du littoral marocain.
Dans le détail, les stations non conformes représentent 4,72 % du total. Ce chiffre reste limité, mais il met en lumière des marges d’amélioration. Les autorités pointent notamment la nécessité de renforcer les systèmes d’assainissement, de lutter contre les rejets liquides illicites et de mieux équiper certaines plages en infrastructures sanitaires. La sensibilisation du public figure également parmi les leviers jugés essentiels pour préserver la qualité des eaux de baignade.
Le suivi ne se limite pas à l’eau. En 2025, 64 plages ont également fait l’objet d’analyses sur la qualité du sable, incluant des prélèvements pour détecter d’éventuels micro-organismes ainsi qu’un travail d’identification des déchets marins. Les résultats montrent une baisse de plus de 25 % des déchets collectés par rapport à 2021, signe d’une amélioration progressive de la gestion environnementale sur le littoral.
Présentant ces résultats, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a rappelé que ce rendez-vous annuel vise à informer le public tout en fournissant aux collectivités locales et aux gestionnaires des plages des outils concrets pour préparer la saison balnéaire. Elle a également souligné les avancées réalisées grâce à l’introduction d’outils de suivi plus performants.
Malgré ces progrès, la pression environnementale demeure. Les déchets plastiques continuent de dominer largement la pollution marine, représentant plus de 86 % des déchets recensés. Une grande partie provient d’activités terrestres, ce qui souligne l’enjeu d’une gestion globale des déchets au-delà du littoral.
Face à cette réalité, les autorités misent sur le développement de l’économie circulaire et sur le renforcement des dispositifs existants. Les initiatives comme le programme « Plages propres » et le label « Pavillon bleu », déployés en partenariat avec la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, contribuent à structurer une gestion plus durable des espaces côtiers.
L’évaluation de la qualité des eaux repose sur une analyse statistique des indicateurs microbiologiques sur quatre années consécutives, conformément à la norme marocaine en vigueur. Cette méthodologie permet de garantir un suivi rigoureux et de mieux anticiper les actions à engager.
À l’heure où les plages s’apprêtent à accueillir des milliers d’estivants, ces résultats traduisent une dynamique positive, tout en rappelant que la préservation du littoral reste un chantier permanent.


