Le marché de gros des poissons de Casablanca, situé à el haraouiyine, a enregistré l’entrée de plus de 500 tonnes de poissons durant le mois de Ramadan. Cette reprise de l’approvisionnement marque un retour notable du sardine sur les étals, après une période de perturbations, avec un impact direct sur la stabilité des prix.
Selon le délégué de la pêche maritime de la région Casablanca-Settat, Mohammed El Ouaddaâ, les volumes réceptionnés se sont élevés précisément à 491,9 tonnes de sardine et 10 tonnes d’anchois. Ces chiffres traduisent une dynamique positive de l’offre, particulièrement stratégique durant le mois de Ramadan, période marquée par une forte consommation de poisson au Maroc.
Cette amélioration de l’approvisionnement des marchés nationaux s’explique par plusieurs facteurs. D’une part, les mesures adoptées par le secrétariat d’État chargé de la pêche maritime, notamment les périodes de repos biologique, ont contribué à la reconstitution des stocks halieutiques et à la durabilité des ressources marines. D’autre part, l’amélioration progressive des conditions météorologiques a favorisé la reprise de l’activité des navires de pêche autorisés.
Les ports du sud du Royaume ont joué un rôle central dans cet afflux. Port de Tan-Tan arrive en tête avec 186 tonnes, suivi du Port d’Asfi avec 153 tonnes et du Port de Laâyoune avec 66,8 tonnes. D’autres ports ont également contribué à l’approvisionnement, notamment Port d’Agadir (37 tonnes), Port d’Essaouira (28,3 tonnes), Port de Sidi Ifni (13,6 tonnes), ainsi que Port d’El Jadida et Port d’Inzegane.
Grâce à cette abondance et à la diversification des zones de débarquement, les prix ont connu une stabilisation. Le prix moyen de la deuxième vente s’est établi à 8 dirhams le kilogramme pour la sardine et à 6 dirhams pour l’anchois. Une évolution rassurante pour les ménages marocains, dans un contexte où le pouvoir d’achat et le coût des produits alimentaires restent au cœur des préoccupations durant le mois sacré.


