Les ports méditerranéens marocains ont enregistré une légère progression de leurs débarquements de pêche côtière et artisanale durant les cinq premiers mois de 2026. Selon les dernières statistiques publiées par l’Office national des pêches (ONP), les volumes débarqués entre Tanger et Saïdia ont atteint 7.340 tonnes à fin mai, soit une hausse de 4 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Cette évolution des quantités n’a toutefois pas été accompagnée d’une amélioration des recettes. La valeur marchande des produits débarqués s’est établie à plus de 304,73 millions de dirhams, en recul de 13 % sur un an. À la même période en 2025, les débarquements méditerranéens avaient généré 351,34 millions de dirhams.
L’analyse par catégorie de produits met en évidence des dynamiques contrastées. Les poissons pélagiques, qui regroupent notamment les sardines et les anchois, ont affiché la progression la plus marquée. Les débarquements ont atteint 3.060 tonnes, en hausse de 29 % par rapport aux 2.379 tonnes enregistrées un an auparavant. Malgré cette augmentation des volumes, leur valeur est restée quasiment stable, s’établissant à un peu plus de 67 millions de dirhams, soit un léger recul de 2 %.
Les poissons blancs ont également connu une évolution favorable. Les quantités débarquées ont bondi de 37 % pour atteindre 1.581 tonnes à fin mai. Cette progression s’est traduite par une amélioration des revenus générés, qui ont dépassé 49,68 millions de dirhams, en hausse de 10 % comparativement à la même période de l’année précédente.
À l’inverse, les céphalopodes ont enregistré une baisse sensible de leur activité. Les débarquements se sont limités à 2.225 tonnes, soit un recul de 25 %. Leur valeur commerciale a suivi la même tendance, chutant de 21 % pour s’établir à plus de 158,84 millions de dirhams. Malgré cette contraction, cette catégorie demeure la principale source de revenus des ports méditerranéens.
Les crustacés ont eux aussi terminé les cinq premiers mois de l’année sur une note négative. Les volumes débarqués ont diminué de 4 % pour atteindre 459 tonnes, tandis que les recettes ont reculé de 19 %, à plus de 29 millions de dirhams.
Ces résultats reflètent une situation où l’augmentation des volumes ne suffit pas à compenser la baisse de la valeur de certaines espèces à forte contribution économique. Les performances des poissons pélagiques et des poissons blancs ont soutenu l’activité des ports méditerranéens, mais le recul des céphalopodes continue de peser sur les revenus globaux du secteur.
À l’échelle nationale, la tendance demeure plus marquée. Les débarquements commercialisés de la pêche côtière et artisanale se sont établis à 264.418 tonnes à fin mai 2026, en baisse de 18 % par rapport à la même période de l’année précédente. En valeur, ils ont généré près de 4,4 milliards de dirhams, soit un léger repli de 1 %, confirmant la résilience relative des recettes malgré la contraction des volumes.


