On aura à peine eu le temps de souffler que la pompe se charge de nous rappeler, avec une régularité implacable, que le répit sur les prix n’était pas au programme.
Après plusieurs semaines de stabilité relative, les automobilistes marocains font de nouveau face à une augmentation des prix à la pompe. Depuis le début du mois de février, le gasoil comme l’essence affichent des tarifs en progression, mettant fin à une parenthèse d’accalmie observée en janvier.
Dans plusieurs stations-service du centre de Casablanca, les prix ont été revus à la hausse en ce début de semaine. Le gasoil enregistre l’augmentation la plus marquée, avec des ajustements pouvant atteindre plusieurs dizaines de centimes par litre, tandis que l’essence connaît une progression plus modérée.
Dans les réseaux Afriquia et Shell, le litre de gasoil est désormais proposé à un niveau légèrement supérieur à 10 dirhams, renouant ainsi avec un seuil psychologique que les consommateurs espéraient voir durablement franchi à la baisse. L’essence, de son côté, s’approche des 12 dirhams le litre, confirmant une tendance haussière progressive.
Chez Winxo, les tarifs suivent une trajectoire similaire, avec un gasoil vendu à un niveau comparable et une essence affichée juste en dessous de la barre des 12 dirhams.
Cette nouvelle hausse intervient dans un environnement international instable. Les marchés pétroliers ont connu, ces dernières semaines, de fortes fluctuations, portées par la remontée des cours du brut. Le Brent de la mer du Nord a atteint des sommets inédits depuis plusieurs mois avant de se stabiliser, tandis que le pétrole américain WTI s’est maintenu à des niveaux élevés.
Plusieurs facteurs alimentent ces tensions. Les crispations géopolitiques au Moyen-Orient, notamment autour de l’Iran, ravivent les inquiétudes quant à la sécurité des approvisionnements mondiaux. À cela s’ajoutent des contraintes techniques affectant certains grands sites de production, comme au Kazakhstan, ainsi que les effets d’un épisode de froid intense ayant perturbé l’extraction aux États-Unis.
Dans ce contexte incertain, les prix des carburants au Maroc restent étroitement dépendants de l’évolution des marchés internationaux, laissant planer le doute sur une stabilisation durable à court terme.


