Les prix du pétrole repartent à la hausse ce samedi 21 mars 2026, portés par des tensions persistantes sur l’approvisionnement au Moyen-Orient. Le baril de Brent a franchi à nouveau le seuil des 110 dollars, atteignant 110,27 dollars en début de séance, tandis que le WTI s’est établi autour de 97,92 dollars. Une progression qui confirme le retour des inquiétudes géopolitiques au cœur du marché de l’énergie, avec des effets déjà visibles sur plusieurs produits dérivés.
Dans le détail, le Brent a gagné 1,62 dollar sur la journée, alors que le brut américain WTI a progressé de 2,37 dollars. Le contrat à terme WTI pour mai reste toutefois légèrement en retrait sur la semaine, traduisant une dynamique contrastée entre les deux principales références mondiales. L’écart entre Brent et WTI atteint désormais un niveau inédit depuis plus d’une décennie, signe d’un déséquilibre marqué entre les marchés régionaux et les flux d’approvisionnement.
Au-delà du pétrole brut, l’ensemble des marchés énergétiques a enregistré des hausses significatives lors de la dernière séance. L’essence a progressé de près de 4 %, atteignant 3,25 dollars, tandis que le fioul domestique a bondi à 4,54 dollars, en hausse de 4,71 %. Le charbon suit la même tendance avec un prix établi à 145,20 dollars, en augmentation de plus de 4 %. D’autres produits comme le naphta et le propane évoluent également à la hausse, respectivement à 861,08 dollars et 0,78 dollar.
Cette tension sur les prix traduit un marché dominé par les contraintes d’offre plutôt que par la demande. Les perturbations potentielles dans certaines zones stratégiques, combinées à une production sous pression, continuent d’alimenter la volatilité. Le pétrole de l’Oural enregistre d’ailleurs l’une des hausses les plus marquées, avec un bond de 6,65 % pour atteindre 110,73 dollars.
En parallèle, certains segments affichent un recul. Le gaz naturel a chuté de 2,80 %, à 3,07 dollars, tandis que l’éthanol, l’uranium et le méthanol enregistrent de légères baisses. Une divergence qui souligne la complexité actuelle du marché énergétique mondial, où chaque produit réagit à des facteurs spécifiques.
À court terme, l’évolution des prix du pétrole et des carburants dépendra étroitement de la situation géopolitique et des décisions des grands producteurs. Dans un marché sous tension, chaque variation d’offre peut désormais se traduire par des mouvements rapides des prix, renforçant l’incertitude pour les semaines à venir.

