Les prix à la production industrielle ont enregistré une légère progression au Maroc au mois de novembre, traduisant un mouvement modéré mais significatif dans plusieurs branches clés de l’économie. Selon les dernières données officielles, l’indice des prix à la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole a augmenté de 0,3 % par rapport au mois précédent, porté principalement par la chimie, les matériaux de construction et l’agroalimentaire.
La hausse la plus marquée concerne l’industrie chimique, où les prix à la sortie d’usine ont bondi de 1,8 % sur un mois. Ce secteur, étroitement lié aux intrants industriels, aux engrais et à certaines filières exportatrices, a joué un rôle central dans l’évolution globale de l’indice. La fabrication d’autres produits minéraux non métalliques, qui englobe notamment les matériaux de construction, a également contribué à cette dynamique avec une augmentation de 0,8 %. Les industries alimentaires, quant à elles, ont connu une progression plus contenue de 0,2 %, reflétant une stabilité relative des coûts dans un contexte de consommation sous surveillance.
À l’inverse, certaines branches industrielles ont enregistré un recul notable des prix. La métallurgie et l’industrie du textile ont chacune affiché une baisse de 1,3 %, illustrant des tensions persistantes liées à la demande, à la concurrence internationale et à l’évolution des coûts de production. Ces replis ont partiellement atténué l’impact haussier observé dans les autres segments manufacturiers.
Du côté des industries extractives, l’évolution est restée limitée. L’indice des prix à la production dans ce secteur a progressé de 0,1 % en novembre. Cette variation modérée masque toutefois des situations contrastées : les prix sont restés inchangés pour l’extraction des hydrocarbures et des minerais métalliques, tandis que seule la catégorie des autres industries extractives a connu une légère augmentation.
Les secteurs de la production et de la distribution d’électricité et d’eau n’ont, pour leur part, enregistré aucune variation sur la période. Les indices de prix y sont demeurés stables, confirmant un encadrement tarifaire strict et une absence de pression immédiate sur ces postes stratégiques pour les ménages comme pour les entreprises.
Dans l’ensemble, cette évolution modérée des prix à la production industrielle en novembre traduit un équilibre fragile entre pressions sectorielles à la hausse et replis ciblés. Elle constitue un indicateur suivi de près par les acteurs économiques, dans la mesure où elle peut préfigurer les tendances futures des coûts industriels et, à terme, des prix à la consommation.


