La Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) et l’Ordre des Experts-Comptables (OEC) ont scellé un partenariat structurant autour du programme DATA-TIKA, avec une ambition claire : renforcer la conformité des experts-comptables à la loi n°09-08 et ancrer durablement la protection des données dans les pratiques professionnelles.
La convention a été signée par Faïçal Mekouar et Omar Seghrouchni, actant une collaboration étroite entre les deux institutions. L’objectif affiché dépasse la simple mise en conformité réglementaire. Il s’agit d’installer la protection des données à caractère personnel comme un pilier de confiance entre les cabinets d’expertise comptable et leurs clients, dans un contexte où les flux d’informations sensibles se multiplient.
Dans le détail, la CNDP met à disposition des professionnels un dispositif d’accompagnement dédié. Un pôle spécifique a ainsi été instauré pour répondre aux réalités du métier d’expert-comptable, souvent confronté à des problématiques complexes liées à la gestion de données financières, fiscales et sociales. Cette approche vise à simplifier les démarches administratives, tout en apportant des réponses concrètes aux situations rencontrées sur le terrain.
Ce partenariat intervient dans un environnement où les exigences en matière de protection des données ne cessent de se renforcer, tant au niveau national qu’international. Pour les experts-comptables, déjà soumis à des obligations strictes en matière de confidentialité, l’intégration des règles issues de la loi n°09-08 représente un enjeu supplémentaire, mais aussi une opportunité de valoriser leurs pratiques auprès de leurs clients et partenaires.
En s’inscrivant dans le cadre du programme DATA-TIKA, la CNDP et l’OEC entendent structurer cette transition en misant sur la proximité, la pédagogie et l’adaptation aux spécificités du secteur. L’accompagnement proposé devrait permettre aux cabinets de mieux appréhender les risques liés aux données personnelles, tout en consolidant leurs dispositifs internes de sécurité et de gouvernance.
Au-delà de l’aspect technique, cette initiative traduit une volonté commune de promouvoir un exercice professionnel responsable, respectueux des droits fondamentaux et en phase avec les standards actuels. Elle s’inscrit également dans une dynamique plus large de modernisation des pratiques, où la confiance numérique devient un facteur déterminant de compétitivité.


