Le Conseil Supérieur des Oulémas a rendu publique, vendredi à 15h00, la Fatwa sur la Zakat, approuvée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, que Dieu Le préserve. Le texte, désormais accessible sur les sites du Conseil Supérieur des Oulémas et du ministère des Habous et des Affaires islamiques, apporte des précisions essentielles sur le troisième pilier de l’Islam, en rappelant son rôle spirituel et social au cœur de la société marocaine.
Cette Fatwa sur la Zakat se concentre sur quatre axes principaux : les types de biens soumis à la Zakat, le montant dû pour chaque catégorie, le moment de son exigibilité, et les catégories sociales bénéficiaires. Fidèle au rite malékite, elle laisse toutefois le choix aux fidèles entre le calcul en argent ou en or. Le texte exclut explicitement certaines catégories, notamment ceux qui collectent la Zakat et les fonds destinés à l’affranchissement des esclaves, conformément aux préceptes religieux.
Parmi les innovations majeures, la Fatwa élargit la portée traditionnelle de la Zakat. Elle ne se limite plus aux céréales et au bétail, mais intègre également les produits agricoles autres que les céréales, ainsi que les secteurs modernes du commerce, de l’industrie et des services. Le Conseil Supérieur des Oulémas prévoit même l’ouverture d’une rubrique spécifique sur son portail pour répondre aux interrogations liées aux activités économiques contemporaines génératrices de revenus, offrant ainsi un cadre clair aux contribuables et entrepreneurs.
Le Conseil insiste sur le caractère équilibré et mesuré de cette Fatwa, ancrée dans la jurisprudence et destinée à répondre aux questionnements fréquents du public. Elle vise à encadrer la pratique de la Zakat sans contrainte ni ingérence, renforçant la protection de la religion tout en soutenant l’engagement social. Selon le communiqué officiel, la publication de cette Fatwa traduit la volonté royale de mettre à disposition du public un guide précis, clair et accessible sur les obligations et bienfaits de la Zakat.
Avec cette démarche, le Maroc souligne son engagement à harmoniser tradition et modernité dans la pratique religieuse, offrant aux citoyens une référence fiable pour l’accomplissement d’un devoir spirituel et social fondamental.

