Avec l’arrivée du mois sacré de Ramadan, des millions de musulmans au Maroc et à travers le monde observent le jeûne quotidien, de l’aube au coucher du soleil. Ce pilier fondamental de l’Islam est avant tout un acte de foi, de spiritualité et de discipline. Mais il représente également un défi physique, notamment lorsque le jeûne coïncide avec des journées longues et chaudes. Fatigue, maux de tête, sensation de soif ou fringales peuvent apparaître si l’alimentation et l’hydratation ne sont pas adaptées. Les spécialistes en nutrition rappellent cependant qu’un Ramadan sain et équilibré est tout à fait possible grâce à quelques règles simples.
L’hydratation constitue l’enjeu majeur. Le corps humain a besoin en moyenne de 1,5 à 3 litres d’eau par jour, un besoin qui augmente en cas de chaleur ou d’activité physique. Durant le jeûne de Ramadan, cette quantité doit être répartie intelligemment entre l’Iftar et le Suhoor afin de compenser les pertes hydriques. Boire une grande quantité d’eau au Suhoor ne permet pas d’éviter la soif durant la journée. L’excédent est rapidement éliminé par les reins. Les experts recommandent plutôt de boire progressivement, par petites quantités, du coucher du soleil jusqu’au repas de l’aube.
À l’Iftar, il est conseillé de rompre le jeûne avec un verre d’eau à température modérée, puis de marquer une pause avant le plat principal pour faciliter la digestion. L’eau joue un rôle essentiel dans la régulation de la température corporelle, la fluidité du sang, la prévention des calculs rénaux et le bon fonctionnement du système digestif. Aucune boisson sucrée, gazeuse ou caféinée ne peut remplacer ses bienfaits.
Le choix des aliments est également déterminant. Au Suhoor, il est préférable d’éviter les plats salés, les cornichons, le poisson salé et les aliments très épicés qui accentuent la sensation de soif. Les légumes frais, les fruits riches en eau comme la pastèque, ainsi que les salades composées de concombre, persil, céleri ou tomates contribuent à une hydratation plus durable grâce à leur teneur élevée en eau et en fibres. À l’Iftar, les viandes bouillies ou grillées et les légumes cuits sont à privilégier pour une digestion plus légère.
Enfin, la modération reste la règle d’or. Une alimentation équilibrée, pauvre en excès de sel et en sucres raffinés, associée à une consommation régulière d’eau de qualité entre l’Iftar et le Suhoor, permet de réduire la sensation de faim et de soif pendant le jeûne. Pour les personnes souffrant d’hypertension, d’hyperglycémie ou d’autres maladies chroniques, un avis médical demeure indispensable avant d’observer le jeûne.

