Du 1er Chaâbane au 6 Ramadan, les commissions locales de contrôle des marchés ont mené 43.412 opérations à travers les préfectures et provinces du Royaume, aboutissant à la constatation de 4.038 infractions. L’annonce a été faite jeudi par Mustapha Baitas, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, à l’issue de la réunion du Conseil de gouvernement.
Dans le détail, 1.101 infractions ont donné lieu à de simples avertissements, tandis que 2.937 procès-verbaux ont été transmis aux juridictions compétentes. Ces chiffres traduisent l’intensification des opérations de contrôle des marchés durant le Ramadan, période marquée par une forte consommation de produits alimentaires et une vigilance accrue des autorités face aux pratiques spéculatives et aux manquements aux normes.
Les interventions conduites sous la supervision des commissions présidées par le ministère de l’Intérieur ont également permis la saisie et la destruction d’environ 273 tonnes de produits jugés impropres à la consommation ou non conformes à la réglementation en vigueur. Cette marchandise retirée des circuits de distribution concernait divers produits alimentaires destinés à la consommation courante durant le mois sacré.
Au-delà du volet répressif, l’Exécutif met en avant un suivi rapproché de l’approvisionnement et des prix. Selon le porte-parole du gouvernement, les marchés nationaux sont suffisamment approvisionnés en produits de première nécessité, notamment ceux fortement sollicités pendant le Ramadan. Une semaine après le début du mois, les données consolidées par les différents départements concernés font état d’une situation jugée normale, avec des quantités disponibles couvrant la demande.
La réunion hebdomadaire consacrée au suivi des marchés, à laquelle participent plusieurs départements ministériels, s’inscrit dans cette logique de veille continue. Elle permet d’anticiper d’éventuelles tensions sur l’approvisionnement, de surveiller l’évolution des prix et de coordonner les opérations de contrôle. Ce dispositif vise à préserver le pouvoir d’achat des ménages et à garantir la qualité des produits mis en vente.
Dans un contexte où la consommation alimentaire atteint son pic annuel, ces opérations de contrôle et de régulation prennent une dimension stratégique. Elles traduisent la volonté des autorités de maintenir l’équilibre des marchés nationaux, d’assurer la conformité des produits et de prévenir toute dérive susceptible de perturber le mois de Ramadan.
À ce stade, les indicateurs communiqués par le gouvernement convergent : l’offre reste stable, les circuits d’approvisionnement fonctionnent normalement et les contrôles se poursuivent sur l’ensemble du territoire.

