En octobre 2025, l’indice des prix à la consommation (IPC) au Maroc a enregistré un recul de 0,6 %, confirmant une tendance modérée de baisse des prix. Cette évolution est principalement portée par une diminution notable des produits alimentaires, tandis que les produits non alimentaires sont restés globalement stables. L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments les plus volatils, a également fléchi de 0,2 % sur un mois comme sur un an, signalant un apaisement relatif des pressions sur les prix structurels.
Dans le détail, les denrées alimentaires ont affiché une baisse moyenne de 1,3 % par rapport au mois précédent. Les huiles et graisses ont connu le repli le plus marqué, à –3,7 %, suivies des viandes à –2,8 %, des légumes à –1,4 %, et des poissons et fruits de mer à –1,3 %. Les fruits ont reculé de 0,9 %, tandis que les produits laitiers, fromages et œufs ont légèrement diminué de 0,2 %. Seuls les prix du café, du thé et du cacao ont progressé modestement de 0,2 %, reflétant une demande relativement inélastique pour ces produits de consommation courante. Du côté des produits non alimentaires, seuls les carburants ont enregistré une baisse, limitée à 0,6 %, en lien avec la détente des cours internationaux de l’énergie.
La variation des prix s’accompagne d’une géographie contrastée. Certaines villes ont connu des baisses plus prononcées, avec Al Hoceïma en tête à –1,5 %, suivie de Settat et Safi à –1 %. Tétouan et Béni Mellal ont reculé de 0,9 %, tandis qu’Agadir et Marrakech ont perdu 0,8 %. Casablanca, Fès, Dakhla et Guelmim ont enregistré un repli de 0,6 %, et Rabat, Laâyoune et Errachidia ont baissé de 0,5 %. À l’inverse, Kénitra a vu ses prix progresser légèrement de 0,2 %, illustrant les disparités régionales dans l’évolution du pouvoir d’achat.
Sur un an, l’indice général reste quasi stable, avec une hausse modérée de 0,1 %. Cette évolution découle d’une baisse de 0,3 % des produits alimentaires et d’une hausse de 0,4 % des produits non alimentaires. Dans ce dernier groupe, certains postes comme la restauration et l’hôtellerie ont enregistré une progression notable de 2,4 %, tandis que les transports ont reculé de 1,9 %. Les catégories liées au logement, notamment l’eau, l’électricité et les combustibles, ont augmenté de 0,7 %, et les biens et services divers de 1,5 %, traduisant une pression graduelle sur certaines dépenses quotidiennes des ménages.
L’ensemble de ces données illustre un scénario où l’inflation reste maîtrisée, malgré des tensions ponctuelles dans certains secteurs et territoires. Le recul des prix alimentaires contribue à soulager le panier des ménages, tandis que la stabilité des produits non alimentaires limite les risques d’un basculement vers une inflation généralisée. Les différences régionales soulignent également l’importance de la production locale, des coûts logistiques et de la structure du panier de consommation dans l’évolution des prix. Dans un contexte international marqué par la stabilisation des prix alimentaires mondiaux et des marchés de l’énergie encore volatils mais inférieurs aux pics récents, le Maroc semble maintenir une inflation modérée et maîtrisée.


