Espérant bénéficier d’une liberté provisoire en attendant son jugement, Mohamed Boudrika voit ses espoirs s’évanouir. Ce jeudi, la chambre correctionnelle de la cour d’appel a tranché en faveur de la poursuite de sa détention à la prison locale d’Oukacha, à Aïn Sebaâ.
La cour d’appel de Casablanca a confirmé le maintien en détention provisoire de Mohamed Boudrika, refusant ainsi la demande de remise en liberté présentée par sa défense. L’ancien président du Raja de Casablanca devra donc attendre son procès derrière les barreaux.
Cette décision intervient après le rejet d’une requête déposée par ses avocats, qui tentaient d’obtenir sa libération conditionnelle. Une démarche jugée vaine, notamment en raison des tentatives de Boudrika pour retarder la procédure judiciaire et éviter son rapatriement au Maroc.
Rappelons que l’ancien dirigeant du Raja a été interpellé à l’aéroport de Hambourg, en Allemagne, le 16 juillet 2024, dans le cadre d’un mandat d’arrêt international lancé par les autorités marocaines.
Après plusieurs mois d’instruction, l’ex-député et ancien membre du RNI, également ex-secrétaire du bureau de la Chambre des représentants, a été extradé vers le Royaume le 24 avril dernier. Dès son retour, il a été placé en garde à vue puis incarcéré.
Mohamed Boudrika est poursuivi pour des faits graves, notamment escroquerie, émission de chèques sans provision, falsification de documents, usage de faux et abus de confiance.

