Réunie mercredi au siège du ministère de l’Intérieur à Rabat, la Commission de suivi du processus de mise en œuvre de la régionalisation avancée a fait le point sur l’avancement de la feuille de route engagée au Maroc. Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des Hautes Orientations Royales issues du Conseil des ministres présidé le 9 avril 2026 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et confirme la poursuite d’un chantier structurant visant à renforcer la gouvernance territoriale et l’équilibre du développement entre les régions du Royaume.
Les travaux ont réuni ministres concernés, walis des régions et présidents des conseils régionaux afin d’examiner l’état d’avancement des programmes de développement territorial intégré de nouvelle génération. Ces programmes reposent sur une large dynamique de concertation ayant mobilisé plus de 86.000 participants à travers les préfectures et provinces, incluant citoyens, élus, universitaires et responsables administratifs.
Cette démarche participative a permis de faire émerger des priorités territoriales claires. Les concertations locales ont mis en avant des besoins pressants liés à l’emploi, à l’éducation, à la santé, à la gestion des ressources hydriques ainsi qu’à la mise à niveau urbaine. L’objectif est d’ancrer davantage les politiques publiques dans les réalités du terrain afin de réduire les disparités entre les régions et d’améliorer l’efficacité de l’action publique.
Les participants ont souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de la régionalisation avancée afin de répondre aux attentes sociales et économiques des citoyens et de renforcer un développement plus équilibré à l’échelle nationale. Cette orientation s’inscrit dans la continuité des réformes engagées pour consolider la décentralisation et moderniser la gouvernance territoriale.
La réunion a également porté sur le projet d’amendement de la loi organique relative aux régions, approuvé lors du dernier Conseil des ministres et actuellement en discussion au Parlement. Ce texte introduit des changements majeurs portant sur la clarification des compétences des régions, le renforcement de leurs ressources financières et la mise en place de mécanismes plus efficaces de financement des projets territoriaux.
Ce projet s’appuie sur les recommandations issues des 2èmes Assises nationales de la régionalisation. Il vise à consolider la cohérence entre responsabilité et reddition des comptes, à renforcer la démocratie participative au niveau régional et à améliorer l’attractivité des territoires pour favoriser l’investissement productif et renforcer leur résilience face aux mutations économiques et environnementales.
Les discussions ont également mis en évidence plusieurs défis, notamment la nécessité de développer des mécanismes de financement innovants et durables au profit des régions, ainsi que l’importance de la mise en œuvre effective de la Charte nationale de la déconcentration administrative. Ces leviers sont considérés comme essentiels pour assurer la réussite du chantier de la régionalisation avancée et renforcer son impact sur le développement territorial.

