Le 26 septembre 2024, Renault Group a annoncé une nouvelle étape dans la réduction de sa participation au capital de Nissan. Le groupe prévoit de céder à Nissan jusqu’à 195 473 600 actions, représentant environ 5 % du capital de la société japonaise. Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme de rachat d’actions lancé par Nissan, prévu pour le 27 septembre 2024, dans l’objectif d’annuler les actions acquises et ainsi accroître la valeur pour ses actionnaires.
Cette vente fait partie d’une stratégie plus large initiée en novembre 2023, lorsque Renault avait transféré 28,4 % de ses actions Nissan dans une fiducie, conformément au Nouvel Accord de l’Alliance entre Renault et Nissan. Avec cette troisième cession, Renault détiendra encore environ 17 % du capital de Nissan, après avoir déjà cédé des parts en décembre 2023 et mars 2024.
Sur la base du cours de clôture de l’action Nissan au 26 septembre 2024, soit 408,5 yens (ajusté pour tenir compte d’un dividende de 5 yens), cette transaction pourrait générer jusqu’à 494 millions d’euros de flux de trésorerie positifs pour Renault. Cette somme contribuerait à renforcer la situation financière du groupe, notamment en soutenant ses efforts pour retrouver une notation financière « Investment grade ».
Cependant, cette cession entraînera une moins-value estimée à un maximum de 1,1 milliard d’euros sur les comptes consolidés de Renault. Cette perte sera enregistrée sous la rubrique « Autres produits et charges d’exploitation » et n’affectera pas les résultats opérationnels du groupe, ni le dividende prévu pour 2025. Du côté des comptes sociaux de Renault S.A., une moins-value maximale de 120 millions d’euros est anticipée. Sur le plan fiscal, les impacts de cette transaction seront mineurs.
Cette vente d’actions s’inscrit dans une dynamique visant à désendetter Renault, tout en continuant à se repositionner comme un acteur clé de la transition énergétique et de la mobilité durable. En parallèle de ses actions financières, Renault poursuit son engagement vers la neutralité carbone en Europe d’ici à 2040, en développant une gamme de véhicules électrifiés et des services de mobilité innovants.

