Malgré quelques averses récentes, le ciel marocain tarde encore à offrir les pluies dont dépend le démarrage de la campagne agricole.
Les rares précipitations enregistrées en novembre ne suffisent pas à relancer les semis : les agriculteurs devront miser sur des pluies soutenues en décembre et janvier pour espérer un vrai redémarrage des cultures.
Les précipitations tombées ces derniers jours ont apporté un léger répit à certaines régions du Maroc, notamment dans le centre-ouest. Mais avec seulement quelques millimètres d’eau, la situation reste tendue. Entre le 12 et le 13 novembre 2025, les relevés pluviométriques font état de 9 mm à El Jadida et Safi, 7 mm à Essaouira, 2 mm à Mohammedia et Tit Mellil, et à peine 1 mm à Casablanca ou Agadir.
Plusieurs villes comme Tanger ou Taroudant n’ont presque rien reçu. Les sols, asséchés par des mois sans pluie, absorbent rapidement cette fine humidité, qui s’évapore avant de pouvoir nourrir les semences.
Ces pluies pourraient toutefois donner un petit coup de pouce à la végétation arboricole et aux cultures fourragères, mais la vraie question reste celle du lancement des grandes cultures d’automne, blé, orge, betterave ou colza encore à l’arrêt.
Une saison qui démarre de plus en plus tard
Depuis une dizaine d’années, les saisons agricoles marocaines se décalent de plus en plus. Autrefois, les semis débutaient dès octobre ; désormais, les agriculteurs attendent souvent la fin novembre, voire décembre, dans l’espoir de précipitations suffisantes. Ce glissement du calendrier menace le rendement global et fragilise la sécurité alimentaire.
En attendant, les regards restent tournés vers le ciel. Les premières pluies de novembre sont un signe encourageant, mais l’agriculture reste suspendue au Maroc à une seule question : l’hiver sera-t-il assez pluvieux pour sauver la saison ?

