Réunis ce dimanche 6 juillet à Rio de Janeiro dans le cadre de leur sommet annuel, les membres des BRICS ont unanimement fustigé les récentes attaques militaires dirigées contre l’Iran, survenues depuis le 13 juin. Dans une déclaration conjointe, le bloc – désormais élargi à dix pays – a pointé du doigt une violation manifeste des règles du droit international, sans toutefois désigner explicitement les auteurs des frappes, que plusieurs observateurs attribuent à Israël et aux États-Unis.
Les dirigeants des BRICS ont exprimé leur inquiétude face à ce qu’ils considèrent comme une atteinte à la souveraineté iranienne et aux principes inscrits dans la Charte des Nations unies. Les frappes auraient visé plusieurs infrastructures sensibles, notamment en lien avec le programme nucléaire iranien, ce qui alimente la tension dans une région déjà profondément instable.
Dans le même document, les BRICS se sont également alarmés de l’aggravation de la crise humanitaire dans les territoires palestiniens. Ils ont notamment dénoncé les offensives israéliennes à Gaza et les restrictions entravant l’acheminement de l’aide humanitaire, appelant à l’instauration d’un cessez-le-feu permanent et sans conditions, ainsi qu’à la libération de toutes les personnes retenues en otage.
Cet appel s’inscrit dans une démarche plus large prônant la diplomatie multilatérale. Le groupe exhorte les grandes institutions internationales, en particulier le Conseil de sécurité de l’ONU, à intensifier leurs efforts en faveur de solutions pacifiques aux conflits en cours au Moyen-Orient, en Afrique et en Europe.
Prenant la parole en ouverture du sommet, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a rappelé l’attachement de son pays aux principes de paix et de souveraineté. Il a dénoncé les opérations militaires récentes comme une sérieuse remise en cause des fondements du droit international, mettant en garde contre l’escalade des tensions dans une région déjà fragilisée par des années d’instabilité.
Dans un contexte mondial de plus en plus polarisé, les BRICS entendent ainsi se positionner comme un contrepoids aux logiques d’affrontement et comme un espace de dialogue pour les nations du Sud global.

