Face au renforcement des mesures sanitaires américaines visant à contenir la propagation du virus Ebola, Royal Air Maroc a annoncé de nouvelles conditions d’accès pour les voyageurs à destination des États-Unis.
Dans une communication adressée à ses passagers, la compagnie nationale indique que toute personne ayant séjourné en République démocratique du Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud durant les 21 jours précédant son arrivée aux États-Unis ne pourra pas embarquer sur un vol à destination du territoire américain.
Royal Air Maroc précise néanmoins que certaines situations particulières peuvent faire l’objet de dérogations, conformément aux dispositions établies par les autorités américaines.
Pour les voyageurs autorisés à poursuivre leur déplacement, des procédures spécifiques pourraient être imposées. Celles-ci incluent notamment l’obligation d’entrer sur le territoire américain par des aéroports désignés ainsi que la réalisation de contrôles sanitaires renforcés à l’arrivée. La compagnie recommande aux passagers concernés de vérifier en amont leur admissibilité afin d’éviter tout refus d’embarquement.
Cette décision intervient alors que les autorités sanitaires internationales suivent avec attention l’évolution d’une nouvelle flambée d’Ebola en Afrique centrale. Selon les données communiquées par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, 129 cas confirmés ont été recensés en République démocratique du Congo et huit autres en Ouganda depuis l’apparition, le 15 mai, de la souche Bundibugyo.
Le directeur de l’institution, Jean Kaseya, a également fait état de plus d’un millier de cas suspects et de 246 décès probables enregistrés depuis le début de cette résurgence épidémique.
Au-delà de la RDC et de l’Ouganda, plusieurs pays africains sont considérés comme particulièrement exposés à un risque de propagation, parmi lesquels le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Angola, le Burundi ou encore la République du Congo.
Face à cette situation, l’Organisation mondiale de la santé a classé l’épidémie liée à la souche Bundibugyo comme une urgence de santé publique de portée internationale. De son côté, CDC Afrique a déclenché son niveau d’alerte continentale maximal en matière de santé publique.

