Sur les bords de l’océan Indien, une odeur de consécration flotte dans l’air. La Renaissance Sportive de Berkane s’apprête à livrer, ce dimanche, l’ultime bataille d’une campagne continentale maîtrisée de bout en bout. Forts d’un avantage de deux buts glanés au stade municipal face à Simba SC, les Oranges abordent la finale retour de la Coupe de la Confédération CAF avec ambition et sérénité.
À l’aller, Mamadou Camara et Oussama Lemlioui avaient scellé un succès net (2-0), fruit d’une partition collective sans fausse note. Depuis le début de la saison, la RSB marche sur l’eau. Championne du Maroc pour la première fois de son histoire, elle est désormais à 90 minutes d’un doublé qui ancrerait son nom un peu plus dans les annales du football africain.
Ce ne serait pas une première. Les Berkanis ont déjà goûté aux sommets en 2020 et 2022. Mais cette cinquième finale en six éditions dessine un autre récit : celui d’un club devenu référence, qui allie constance et caractère, talent et stratégie.
Dans cette campagne africaine, rien n’a été laissé au hasard. Premier de son groupe avec autorité, bourreau de l’ASEC Mimosas puis du CS Constantine, Berkane a su plier les rencontres clés à sa volonté. Une machine bien huilée, modelée par la rigueur tactique de Mouine Chaabani et le sang-froid de cadres expérimentés.
“Notre force, c’est l’adaptation. On ne joue pas contre des noms, mais contre des systèmes que l’on démonte un à un,” lançait Chaabani après la manche aller, le regard déjà tourné vers Zanzibar.
Loin d’un déplacement pour gérer un score, ce voyage tanzanien a des allures de mission. L’état-major berkani refuse la tentation du calcul : il s’agit de dominer, encore. De poser sa griffe sur un terrain hostile. Et pourquoi pas, de compter sur les retours décisifs de Haïtham Manaout et Paul Bassène, absents à l’aller.
Dernier rempart marocain dans les joutes africaines cette saison, la RSB sait qu’au-delà du trophée, c’est une stature continentale qu’elle peut renforcer. Zanzibar ne sera pas une formalité. Mais Berkane, dans sa version 2025, donne l’impression d’avoir déjà compris comment écrire les grandes histoires.

