collectif sahraoui appelle à un retour
Fondé en juin dernier à Nouadhibou, le groupe « Paix et Retour dans la Dignité » rassemble des Sahraouis vivant en Mauritanie, en Europe et dans les camps de Tindouf. Son objectif est clair : permettre à tous ceux qui le souhaitent de retourner volontairement au Maroc pour retrouver leurs familles et renouer avec leur terre natale.
Dans un communiqué officiel, le collectif explique que cette initiative répond aux appels pressants de familles subissant des conditions de vie jugées difficiles et inhumaines dans les camps. Le groupe insiste sur la nécessité de garanties de sécurité et de dignité, rejette toute tutelle exercée par la direction du Front Polisario et dénonce le climat de répression intellectuelle et matérielle qui règne selon lui dans les camps.
Un appel à la dignité et à la sécurité
Interrogé par Assahifa, Badi Abdelaziz, ancien cadre militaire et figure politique opposée au Polisario, président du comité fondateur, explique que la création du collectif s’inscrit dans le prolongement des propos de l’ambassadeur permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, rappelant que le retour des Sahraouis de Tindouf est conditionné par l’application de l’accord signé en 1974 avec le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), prévoyant un enregistrement officiel des personnes concernées.
« Notre nom reflète notre mission : instaurer la paix et organiser un retour dans la dignité, dans un contexte où le cessez-le-feu s’effrite et où les rapatriés sont de plus en plus négligés », souligne Abdelaziz. Il précise que le collectif regroupe des membres de la diaspora sahraouie, des familles, ainsi que des personnalités ayant servi le Polisario pendant plus de cinq décennies.
Une solution réaliste au conflit
Le président du groupe insiste sur l’importance d’un retour sécurisé, tout en soutenant la proposition marocaine d’autonomie comme solution unique et réaliste au conflit. « Les Sahraouis des camps n’aspirent qu’à retrouver leur patrie et à vivre aux côtés des autres composantes du peuple marocain dans une relation gagnant-gagnant », affirme-t-il.
Il déplore également l’attitude de certains acteurs régionaux, notamment le pays hôte des camps, qui, selon lui, entretiennent artificiellement le conflit pour servir leurs intérêts politiques et économiques.
La création de ce collectif survient alors que les voix sahraouies réclament de plus en plus la fin de la souffrance des milliers de personnes bloquées dans les camps. Elle coïncide également avec le soutien grandissant de la communauté internationale à l’initiative marocaine d’autonomie, considérée comme une solution durable et pragmatique au dossier du Sahara.



