Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, ce vendredi 31 octobre, une nouvelle résolution en faveur du plan d’autonomie marocain pour le Sahara, confirmant une fois de plus la centralité de la proposition présentée par le Royaume en 2007 comme « la solution la plus réaliste et réalisable » au différend régional. Le texte, approuvé par 11 voix pour, aucune contre et 3 abstentions, marque une évolution majeure dans la position internationale sur ce dossier, avec un soutien clair des grandes puissances et une abstention notable de la Russie, de la Chine et du Pakistan. L’Algérie, quant à elle, a choisi de ne pas participer au vote, signe d’un isolement diplomatique croissant sur la scène onusienne.
Cette résolution 2797 qualifiée d’« historique » par plusieurs diplomates, réaffirme que l’autonomie sous souveraineté marocaine constitue désormais la base exclusive des futures négociations. En écartant toute option de référendum ou d’indépendance, le Conseil de sécurité entérine le cadre politique défendu par Rabat depuis près de deux décennies. Elle invite le Secrétaire général de l’ONU et son envoyé personnel à poursuivre leurs discussions dans cette voie, tout en appelant « toutes les parties », y compris l’Algérie, à s’engager de manière constructive.
Parmi les pays ayant soutenu le texte figurent les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Corée du Sud, le Danemark, la Grèce, la Slovénie, le Guyana, la Sierra Leone, la Somalie et le Panama. Ce large appui reflète un consensus croissant au sein du Conseil autour de la pertinence du plan d’autonomie marocain comme solution durable et crédible.
L’adoption de cette résolution coïncide avec le cinquantenaire de la Marche Verte, un moment hautement symbolique pour le Royaume. Elle ouvre la voie à une nouvelle phase politique centrée sur la mise en œuvre concrète de l’autonomie, tournant ainsi la page de décennies de blocage. Pour Alger, cette décision résonne comme un désaveu diplomatique majeur, mettant à mal une stratégie d’obstruction menée depuis plus d’un demi-siècle.
En parallèle, le Conseil de sécurité a également prolongé d’un an le mandat de la MINURSO, jusqu’au 31 octobre 2026, soulignant la nécessité de préserver la stabilité et le cessez-le-feu dans la région. Cette prorogation s’inscrit dans une logique de continuité opérationnelle, en appui au processus politique désormais orienté vers la solution d’autonomie.
Cette victoire diplomatique du Maroc conforte la reconnaissance internationale d’un plan jugé sérieux, crédible et pragmatique, tout en repositionnant le Royaume au centre du jeu diplomatique régional et onusien. À l’aube du 50ᵉ anniversaire de la Marche Verte, cette décision du Conseil de sécurité scelle un tournant dans le dossier du Sahara marocain, rapprochant plus que jamais la perspective d’un règlement définitif.

