Après sept années consécutives marquées par la sécheresse et une forte pression sur les ressources hydriques, le Maroc entrevoit enfin une embellie agricole majeure. Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari, a annoncé que la campagne agricole actuelle présente des indicateurs particulièrement positifs, portés par des précipitations abondantes enregistrées depuis la mi-novembre.
Selon les données communiquées au Parlement, le cumul pluviométrique national a atteint environ 360 mm au 2 février 2026, soit une hausse de 54 % par rapport à la moyenne des trente dernières années et de 25 % comparativement à la même période de la campagne précédente. Cette amélioration climatique a permis un redressement notable des réserves en eau, avec un taux de remplissage des barrages destinés à l’agriculture avoisinant 58 %, contre seulement 25 % un an plus tôt.
Dans ce contexte plus favorable, la campagne agricole affiche une progression significative des superficies cultivées. Près de 4,5 millions d’hectares ont été emblavés, dont une large part consacrée aux céréales, aux légumineuses et aux cultures fourragères. La mécanisation atteint désormais 95 %, renforçant la productivité et la résilience du secteur face aux aléas climatiques.
Les perspectives de production sont également encourageantes. Les cultures maraîchères devraient assurer un approvisionnement suffisant des marchés nationaux jusqu’à l’été 2026, tandis que les arbres fruitiers enregistrent des hausses marquées, notamment pour l’olive, les agrumes et les dattes. Parallèlement, l’État poursuit son soutien au monde rural à travers des programmes de financement, d’assurance agricole et de reconstitution du cheptel national, bénéficiant déjà à plus d’un million d’agriculteurs.
Ces indicateurs confirment un tournant stratégique pour l’agriculture marocaine, appelée à jouer un rôle central dans la stabilité économique, la sécurité alimentaire et la cohésion sociale du pays.

