Le ministère de la Santé et de la Protection sociale et la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) accélèrent leur coopération autour de la transformation numérique du système de santé marocain. Réunis mardi à Casablanca, en marge de la première édition de l’GITEX Future Health Africa Morocco, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, et le directeur général de la CDG, Khalid Safir, ont affiché leur volonté commune d’accélérer la digitalisation du secteur afin d’améliorer l’accès aux soins et la qualité des services de santé au Maroc.
Cette rencontre institutionnelle intervient dans un contexte marqué par la poursuite du chantier royal de généralisation de la protection sociale et de réforme du système national de santé. Les deux institutions entendent désormais inscrire leur partenariat dans une logique fondée sur les résultats, avec un accent particulier sur l’innovation technologique, la modernisation des infrastructures et la gouvernance numérique du secteur sanitaire.
Les échanges ont porté sur les principaux projets structurants déjà engagés dans le cadre du partenariat stratégique lancé à Marrakech en 2025. L’objectif affiché consiste à donner une vision globale de la transformation numérique de la santé au Maroc, tout en mettant en avant les outils capables de renforcer la performance du système et de rapprocher les services des citoyens.
Prenant la parole à cette occasion, Amine Tehraoui a souligné que cette dynamique vise à consolider un système de santé moderne, performant et plus accessible. Le ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les projets numériques à fort impact, capables d’améliorer concrètement le parcours des patients, de fluidifier l’accès aux soins et de renforcer l’efficacité des établissements de santé.
De son côté, Khalid Safir a réaffirmé l’engagement de la CDG à accompagner cette transformation à travers la mobilisation des expertises techniques et des ressources financières nécessaires. Il a également mis en avant la volonté du groupe public de soutenir les investissements liés à la digitalisation et aux infrastructures hospitalières afin d’assurer une meilleure durabilité du système de santé marocain.
La rencontre a permis de présenter plusieurs plateformes numériques considérées comme stratégiques pour l’avenir du secteur. Parmi elles figure la plateforme de la carte sanitaire, destinée à améliorer la planification et le suivi de l’offre de soins sur l’ensemble du territoire national. Les responsables ont également détaillé le fonctionnement de la plateforme numérique de gestion des réclamations, conçue pour renforcer la transparence et améliorer la réactivité de l’administration sanitaire.
D’autres solutions numériques ont été mises en avant, notamment la plateforme “TARKHIS”, dédiée à la digitalisation des procédures d’autorisation des médicaments et des produits de santé, ainsi que la plateforme de régulation des urgences médicales, appelée à renforcer la coordination des interventions d’urgence et l’efficacité des services de secours.
Les participants ont également pris connaissance des résultats d’une étude consacrée à la création d’un laboratoire numérique dédié aux technologies de la santé. Cette future structure ambitionne de stimuler l’innovation nationale dans le domaine de la e-santé et de renforcer la souveraineté numérique du Royaume face aux défis technologiques et sanitaires à venir.
La rencontre s’est conclue par la signature de plusieurs accords et mémorandums d’entente destinés à élargir le champ de coopération entre le ministère de la Santé et la CDG. Ces nouveaux engagements visent à accélérer le déploiement des projets structurants et à généraliser les initiatives jugées réussies à l’échelle nationale.
Parmi les conventions signées figure un partenariat consacré à la généralisation et à la mise à niveau du système d’assistance médicale urgente (SAMU) dans l’ensemble des régions du Royaume. Un projet considéré comme central pour améliorer la prise en charge des urgences et réduire les disparités territoriales dans l’accès aux soins.
À travers cette nouvelle étape, les autorités marocaines cherchent à faire de la transformation numérique un levier concret de modernisation du système de santé, avec l’ambition de construire des services plus efficaces, mieux coordonnés et davantage centrés sur les besoins des citoyens.


