Le gouvernement a validé une nouvelle hausse du salaire minimum légal, appelée à entrer en vigueur au début de l’année 2026, scellant ainsi la dernière étape d’un cycle de revalorisation engagé depuis plusieurs années.
Réuni à la mi-décembre, le Conseil de gouvernement a donné son feu vert à un projet de décret relevant de 5 % le salaire minimum interprofessionnel garanti dans les secteurs non agricoles, une mesure qui prendra effet à compter du 1er janvier 2026, conformément aux engagements pris dans le cadre du dialogue social.
Cette augmentation vient clore la trajectoire définie par l’accord tripartite signé en avril 2024 entre l’Exécutif, les centrales syndicales et les représentants du patronat, avec l’objectif d’améliorer progressivement le pouvoir d’achat des salariés tout en préservant l’équilibre des entreprises.
Sur l’ensemble de la période 2021-2026, le Smig aura ainsi enregistré une progression cumulée de 20 %, selon les données du ministère de l’Emploi. En valeur, cette évolution se traduit par un relèvement du salaire horaire minimum de 3,11 dirhams, pour atteindre 17,92 dirhams, contre 17,10 dirhams actuellement. À l’échelle mensuelle, le gain brut est estimé à près de 600 dirhams.
Le secteur agricole est également concerné par cette dynamique, avec un calendrier légèrement décalé. À partir du 1er avril 2026, le salaire minimum agricole garanti sera porté à 97,44 dirhams par jour, contre 93 dirhams aujourd’hui. Cette hausse portera l’augmentation cumulée du Smig à 25 % sur la période, représentant un gain mensuel moyen de plus de 500 dirhams pour les travailleurs concernés.
Ces ajustements s’inscrivent dans la continuité des revalorisations successives opérées depuis 2022, après plusieurs années de gel relatif. Ils prolongent également l’esprit de l’accord social de 2019, qui avait posé les jalons d’une rehausse graduelle des revenus les plus modestes, étalée dans le temps afin d’en amortir l’impact macroéconomique.
Avec cette décision, l’État fixe un nouveau seuil légal de référence que les entreprises devront intégrer dans leurs grilles salariales dès janvier 2026. À ce stade, aucun nouveau cycle d’augmentations n’a été annoncé, laissant entrevoir une phase de stabilisation après l’exécution complète des engagements sociaux actés.

