Un nouveau souffle traverse la scène musicale marocaine. Portée par une génération audacieuse, curieuse et ancrée dans son époque, cette pop nourrie de traditions revisitées vient de trouver un nouveau tremplin. Ce 3 juin, Spotify a levé le voile sur « POPSTARS », un projet éditorial et visuel qui redéfinit les contours de sa playlist « Top Maghreb Pop », bien plus qu’un simple rafraîchissement graphique.
Derrière cette nouvelle bannière, une volonté affirmée : offrir à la pop marocaine une vitrine à la hauteur de sa vitalité créative. Loin des clichés ou des représentations figées, ce courant musical s’impose aujourd’hui comme un véritable laboratoire où se croisent sons du terroir, influences mondiales et récits intimes.
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La playlist, désormais pensée comme une capsule d’exploration sonore, met en avant une sélection d’artistes qui façonnent une esthétique propre au Maroc d’aujourd’hui. Leur force ? Tisser des ponts entre passé et présent, entre musique de rue et arrangements électroniques, entre identité locale et ambitions internationales.
Pour illustrer cette dynamique, Spotify s’est entouré d’acteurs emblématiques. Une séance photo a été organisée dans le Riad Yima du plasticien Hassan Hajjaj, espace iconique où le kitsch devient art et où la tradition dialogue avec le pop art. Dans ce décor, six figures de la nouvelle scène racontent, en images et en sons, leur Maroc.
Parmi elles, Nouamane Belaiachi, dont le titre « Bla Bla » a dépassé les 7 millions d’écoutes, conjugue verve populaire et mélodies fédératrices. À ses côtés, Manal Benchlikha, voix incontournable d’une pop moderne, continue de tracer sa route après une apparition remarquée sur la plateforme COLORS, une première pour une femme arabe.
La jeune Douaa Lahyaoui, révélée par The Voice Arabia, impressionne par sa capacité à moderniser l’héritage musical marocain tout en atteignant des sommets d’écoute. RYM Fikri, elle, revendique un propos résolument féministe, au croisement de la poésie et de la pop. Quant à DYSTINCT, étoile montante entre Bruxelles et Casablanca, il symbolise l’hybridité assumée de cette génération. Zouhair Bahaoui, enfin, continue de séduire avec son style identifiable et son ancrage populaire.
Ces artistes ne se contentent pas d’enchaîner les hits : ils racontent une époque, traduisent des émotions collectives et dessinent une carte sonore du Maroc contemporain. Leur musique ne cherche pas à coller à un moule mais à en créer un nouveau, souple, mouvant, pluriel.
Spotify, à travers « POPSTARS », ne fait donc pas que compiler des morceaux : la plateforme documente une mutation. Celle d’une scène autrefois marginalisée et désormais incontournable dans l’écosystème musical mondial. Une scène qui ose, qui se cherche encore parfois, mais qui affirme surtout une ambition claire : faire entendre sa voix, ici et ailleurs.
POPSTARS, ce n’est pas juste une playlist. C’est un témoignage d’époque. Un miroir tendu à une jeunesse marocaine qui transforme ses singularités en force créative.

