Stellantis Maroc a bouclé l’année 2025 sur une performance solide, confirmant sa place parmi les acteurs majeurs du marché automobile national. Le groupe a commercialisé 42 901 véhicules sur un total de 235 372 unités écoulées au Maroc, atteignant ainsi une part de marché de 18,2 %. Par rapport à 2024, les volumes progressent de 22,5 %, traduisant une dynamique soutenue dans un contexte de reprise progressive du secteur.
Ces résultats ont été présentés jeudi à Casablanca lors d’une conférence de presse réunissant Yves Peyrot des Gachons, directeur général de Stellantis Maroc et de Sopriam, l’équipe dirigeante du groupe ainsi que Mounir Kharbouche, directeur général de l’usine Stellantis de Kénitra. Cette rencontre a permis de dresser un panorama détaillé des performances commerciales, industrielles et stratégiques du groupe au Maroc.
La croissance enregistrée repose avant tout sur la vigueur de la marque Peugeot, qui s’impose comme le principal moteur des ventes en 2025. Avec 16 372 véhicules vendus, Peugeot concentre 38 % des volumes du groupe et affiche une progression annuelle de 46 %, la plus forte parmi les marques du top 10 du marché marocain. Cette performance permet à la marque d’atteindre une part de marché de 7 %, renforçant son ancrage auprès des automobilistes marocains.
La montée en puissance des motorisations hybrides constitue un autre facteur clé de cette évolution. Stellantis s’affirme comme un acteur de premier plan sur ce segment, devenu un véritable relais de croissance. Selon les données communiquées par la direction, un véhicule hybride sur quatre vendu au Maroc appartient aujourd’hui à une marque du groupe, illustrant un positionnement clair sur les technologies de transition.
Sur le segment des véhicules utilitaires, Stellantis Maroc confirme également sa solidité. La business unit Pro One a enregistré 6 247 ventes en 2025, captant 23,6 % de part de marché. Cette performance témoigne de la pertinence de l’offre proposée aux professionnels et de la confiance accordée par les entreprises au portefeuille du groupe.
Au-delà des ventes de véhicules neufs, l’activité après-vente s’impose comme un levier stratégique de création de valeur. Les pièces et services ont généré un chiffre d’affaires de 525 millions de dirhams sur l’année, soutenu par 130 000 entrées ateliers à l’échelle nationale. Cette dynamique s’inscrit dans une année particulièrement active sur le plan commercial, marquée par le lancement de 20 nouveaux modèles sur le marché marocain.
Dans le détail des marques, Citroën totalise 13 444 unités vendues, en hausse de 8 % par rapport à 2024, pour une part de marché de 4,9 %. Sur le segment premium, Alfa Romeo a écoulé 462 véhicules, correspondant à 2,7 % de part de marché, tandis que DS Automobiles enregistre 294 ventes, soit 1,7 %. Ces résultats reflètent une présence équilibrée de Stellantis sur l’ensemble des segments, du généraliste au haut de gamme.
La transition énergétique a occupé une place centrale dans les échanges. Yves Peyrot des Gachons a rappelé que le développement du 100 % électrique reste limité par le déploiement encore insuffisant des infrastructures de recharge. À ce stade, l’électrique pur ne représente que 0,7 % du marché automobile marocain. Malgré ces contraintes, Stellantis maintient ses ambitions, comme en témoigne le lancement de la marque Leapmotor au Maroc et le positionnement du groupe sur la micro-mobilité, avec le Fiat Tris, un tricycle électrique destiné aux usages urbains et professionnels.
Dans cette même logique, Stellantis a édité un guide intitulé Manifesto, conçu pour accompagner aussi bien les automobilistes que les institutions. Ce document vise à clarifier les enjeux de la mobilité électrique et à proposer une approche pédagogique permettant aux utilisateurs de faire des choix adaptés à leurs besoins. Sur le plan industriel, le groupe a également annoncé l’augmentation de la capacité de production de l’usine de Kénitra, désormais portée à 535 000 véhicules par an, confirmant le rôle central du site dans la stratégie régionale du groupe.


