Le Syndicat national des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), tire la sonnette d’alarme face au retard dans l’adoption du statut particulier des cadres administratifs et techniques du secteur. Malgré l’entrée en vigueur de la loi 59.24 relative à l’organisation de l’enseignement supérieur, les fonctionnaires dénoncent un délai « injustifié » qui alimente l’inquiétude et la frustration au sein des universités publiques.
Ce blocage, jugé « inacceptable » par le syndicat, traduit selon lui une négligence envers des revendications professionnelles anciennes, portant sur la reconnaissance et la valorisation des cadres administratifs et techniques. Le syndicat met également en doute la concrétisation de l’augmentation salariale de 1.000 dirhams annoncée récemment, craignant qu’elle ne reste qu’une promesse destinée à temporiser la situation. La multiplication des reports et l’absence de communication claire des autorités gouvernementales créent un climat d’incertitude qui affecte directement le fonctionnement quotidien des établissements universitaires.
Le syndicat pointe du doigt la responsabilité de plusieurs départements ministériels impliqués dans ce dossier, notamment le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, le ministère de l’Économie et des finances, ainsi que le ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration. Selon lui, l’absence de réponses concrètes et de calendrier précis pour l’adoption de ce statut particulier révèle un manque de sérieux dans la gestion d’un dossier pourtant central pour l’organisation des universités.

Les représentants des fonctionnaires avertissent que la persistance de ce blocage pourrait générer une montée des tensions dans les universités. La reconnaissance officielle du rôle stratégique des cadres administratifs et techniques est considérée comme un facteur clé pour garantir le bon fonctionnement de l’enseignement supérieur public. Le maintien du flou actuel, selon eux, risque d’alimenter mécontentement et frustration parmi les personnels concernés.
Pour réagir à ce qu’il qualifie de « politique d’ignorance », le syndicat a annoncé la convocation de son conseil national le samedi 11 avril. Cette réunion devra définir les prochaines actions de mobilisation et les moyens de pression susceptibles d’être déployés afin de défendre les droits et la dignité des fonctionnaires administratifs et techniques. L’organisation réaffirme son engagement à obtenir un statut particulier juste et équitable, capable de reconnaître pleinement le rôle crucial de ces cadres dans la dynamique de l’université publique.

