Le ministère de l’Intérieur engage une réflexion approfondie sur l’avenir du secteur des taxis au Maroc.
Une étude stratégique, lancée cette année, vise à identifier les dysfonctionnements, à s’inspirer des expériences internationales et à proposer des solutions concrètes pour moderniser et structurer le secteur, a expliqué lundi à la Chambre des Représentants le ministre Abdelouafi Laftit.
Selon le ministre, le parc national compte près de 77 200 taxis, dont 44 650 grands taxis et 32 550 petits taxis, employant environ 180 000 chauffeurs. L’objectif affiché est double : améliorer l’organisation et la régulation du secteur tout en renforçant le professionnalisme des chauffeurs.
Parmi les mesures étudiées figurent la révision des procédures d’octroi des autorisations, la définition de critères précis pour l’exploitation des véhicules et la restriction de l’usage des licences aux conducteurs professionnels. Le ministère souhaite également poursuivre la modernisation du parc, qui a déjà permis de réduire l’âge moyen des véhicules de 25 à 8 ans grâce à un programme de renouvellement prolongé, actuellement suspendu en attendant de nouvelles orientations.
La réforme prévoit aussi une amélioration de la qualité de service, avec des campagnes de sensibilisation et des contrôles renforcés. L’année 2025 a déjà enregistré près de 5 000 infractions, entraînant le retrait temporaire ou définitif de 1 500 permis de confiance.
Malgré ces avancées, le secteur reste confronté à plusieurs défis : insatisfaction des usagers, déséquilibre entre offre et demande dans certaines régions, cadre juridique limité, multiplication des intervenants et lente adoption des outils numériques comme les applications de géolocalisation et de mise en relation. La réforme en préparation devra répondre à ces enjeux pour offrir un service plus fiable et professionnel sur l’ensemble du territoire.


