Une nouvelle étape s’amorce dans la dynamique de développement territorial du Royaume. Vendredi 1er août à Tétouan, une réunion de haut niveau s’est tenue en marge de la traditionnelle rencontre annuelle entre le ministre de l’Intérieur et les responsables de l’administration territoriale. Elle a réuni autour de la même table plusieurs membres du gouvernement pour engager la mise en œuvre concrète d’un chantier de portée nationale : celui de la nouvelle génération de programmes de développement territorial, tel que voulu par le discours du Trône du 29 juillet 2025.
Répondant aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette rencontre a été marquée par la présence des ministres en charge de secteurs clés : l’équipement, l’éducation, la santé, l’agriculture, l’aménagement du territoire, l’emploi, ainsi que les walis et gouverneurs du Royaume. L’enjeu : transformer les canevas classiques du développement social en une démarche plus intégrée, plaçant le territoire au cœur de la politique publique, avec un souci d’impact concret sur la vie des citoyens.
À l’heure où les défis économiques, sociaux et environnementaux s’intensifient, l’État ambitionne une gouvernance rénovée, axée sur les résultats, capable de fédérer les acteurs locaux autour d’objectifs partagés. Il s’agit désormais de conjuguer développement spatial, justice sociale, équilibre des territoires et durabilité des ressources, en particulier en matière de gestion de l’eau, ressource devenue critique.
Les discussions ont mis en exergue la volonté des participants de s’aligner sur les attentes de cette nouvelle étape, en renforçant la convergence des politiques publiques. L’intégration des services sociaux de base, la création d’emplois durables, le soutien aux petites entreprises et la réhabilitation territoriale figurent parmi les chantiers prioritaires. Mais au-delà des projets, c’est une méthode qui évolue : moins descendante, plus collaborative, impliquant les collectivités, les forces vives locales et les citoyens eux-mêmes.
Cette transition vers une vision territoriale du développement exige un changement d’approche, où chaque région devient actrice de son propre essor. Les responsables présents à Tétouan ont ainsi réitéré leur engagement à porter collectivement cette ambition royale, dans une dynamique d’efficacité, de cohérence et d’innovation. Le succès de cette stratégie repose sur une mobilisation constante, une coordination rigoureuse entre ministères, et une capacité à traduire les priorités nationales en actions visibles au niveau local.
À travers cette mobilisation gouvernementale inédite, le Maroc confirme sa volonté de faire du territoire un levier majeur d’inclusion, de justice spatiale et de cohésion nationale. C’est aussi un signal fort adressé aux citoyens : celui d’un État à l’écoute, prêt à repenser ses politiques au service d’un développement plus juste, plus équilibré et plus ancré dans les réalités de terrain.

