TotalEnergies a décidé de confier au Maroc, dès le 1er janvier 2026, la gestion de ses appels en français. Cette réorganisation fait suite à un appel d’offres international remporté par un prestataire marocain, mettant fin à sept années de collaboration entre le groupe énergétique et le call-center liégeois IKANBI.
Au Maroc, cette décision s’inscrit dans la continuité d’un secteur de l’offshoring en plein essor, qui attire régulièrement de grands groupes internationaux grâce à la disponibilité d’opérateurs francophones qualifiés et compétitifs. Elle devrait générer de nouvelles opportunités d’emplois et renforcer la position du Royaume comme hub régional pour les services externalisés.
En Belgique, la nouvelle suscite en revanche de vives inquiétudes. IKANBI, qui employait 163 personnes sur le projet TotalEnergies, redoute des licenciements massifs. Le syndicat Setca évoque la possibilité de voir une centaine d’intérimaires perdre leur poste en premier lieu. Pour les représentants du personnel, il s’agit d’une décision « guidée uniquement par des considérations financières », au détriment de salariés expérimentés.
TotalEnergies assure toutefois qu’une phase de transition sera organisée entre octobre 2025 et mars 2026 afin de garantir la continuité du service et que certaines activités clients resteront gérées depuis la Belgique.

