D’après les données communiquées par la DGSN, le Maroc a connu une série noire sur ses routes urbaines entre le 14 et le 20 juillet, avec un bilan alarmant de 24 décès et 2 965 blessés, dont 122 grièvement atteints. Ce constat, révélé par la Direction générale de la sûreté nationale, souligne une fois de plus l’urgence d’agir face à l’hécatombe routière qui persiste malgré les campagnes de sensibilisation et les dispositifs de contrôle.
Les facteurs à l’origine de ces drames sont, pour la plupart, imputables à des comportements imprudents tant chez les conducteurs que chez les piétons. Distractions au volant, refus de priorité, excès de vitesse, changements de direction sans signalisation, circulation à contresens, dépassements dangereux, non-respect des feux tricolores ou encore conduite en état d’ivresse figurent parmi les manquements les plus fréquents relevés par les autorités.
Dans le même temps, les opérations de contrôle ont permis l’enregistrement de 50 494 infractions. Pas moins de 7 419 procès-verbaux ont été dressés et transmis à la justice, tandis que 43 075 amendes forfaitaires ont été recouvrées, pour un montant total de plus de 9,1 millions de dirhams. Ces chiffres traduisent l’intensification des efforts pour endiguer les violations du Code de la route.
Les interventions ont également conduit à la mise en fourrière de 5 711 véhicules, au retrait de 7 419 documents administratifs, et à l’immobilisation de 550 voitures impliquées dans des infractions graves.
Au-delà des statistiques, ce bilan hebdomadaire révèle une crise structurelle qui ne pourra être surmontée qu’à travers une mobilisation collective autorités, société civile et citoyens, dans un esprit de responsabilité partagée et de respect rigoureux des règles de sécurité routière.

