Le président américain Donald Trump a confirmé sa présence à la finale de la Coupe du monde des clubs de la FIFA, prévue ce dimanche 13 juillet au MetLife Stadium, dans le New Jersey. Ce stade emblématique, qui abrite les équipes de la NFL des New York Jets et des New York Giants, accueillera également la finale de la Coupe du monde 2026. La rencontre opposera Chelsea à l’un des deux finalistes encore en lice, le Paris Saint-Germain ou le Real Madrid.
L’annonce de la venue de Donald Trump intervient alors que la FIFA renforce sa présence aux États-Unis avec l’ouverture d’un bureau dans la Trump Tower à New York, marquant un tournant dans sa stratégie d’ancrage local à l’approche du Mondial 2026. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a salué le soutien des autorités américaines, soulignant l’implication directe du président Trump à travers un groupe de travail spécialement mis en place à la Maison Blanche pour superviser l’organisation des deux compétitions : la Coupe du monde des clubs et celle de 2026.
« La FIFA est une organisation mondiale. Pour l’être réellement, il faut être présent sur le terrain, dans les villes clés. New York est une évidence », a déclaré Infantino, justifiant le choix stratégique de la Trump Tower comme nouveau siège symbolique.
En parallèle, le trophée de la Coupe du monde des clubs sera exposé dans cette même tour, du mardi précédant la finale jusqu’au samedi. Une manière de rapprocher davantage le public américain de l’événement et d’inscrire cette édition dans une dynamique de popularisation accrue du football dans le pays.
La finale de cette édition élargie de la Coupe du monde des clubs est également perçue comme un test grandeur nature pour les infrastructures américaines, un an avant la plus grande compétition de football international, qui réunira pour la première fois 48 sélections nationales dans trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Malgré un contexte politique marqué par des mesures migratoires controversées, notamment l’interdiction d’entrée sur le territoire américain pour les ressortissants de 12 pays et un projet d’extension de cette liste à 36 autres nations, la FIFA se veut rassurante. Son président assure que « tous les fans seront les bienvenus », insistant sur l’aspect universel et fédérateur du football.
Donald Trump, de son côté, renforce son lien avec le monde du sport. Après avoir été le premier président en exercice à assister au Super Bowl en février dernier, il a annoncé en mai que Washington accueillerait la draft NFL 2027. Son implication dans les événements sportifs majeurs témoigne d’une stratégie de visibilité qui s’ancre dans des rendez-vous populaires à forte portée médiatique.

