Alors que le conflit iranien entre dans sa sixième journée, de nouvelles frappes secouent le Liban. Dans la nuit du 4 mars, une frappe israélienne a visé l’hôtel Comfort à Hazmieh Baabda, un quartier situé à proximité du palais présidentiel libanais. L’attaque a fait état de 11 morts et plusieurs blessés.
Ce raid a provoqué une onde de choc à Beyrouth. Dans le même temps, d’autres bombardements ont été signalés à Baalbek et dans plusieurs localités du sud du Liban. Selon les autorités libanaises, ces attaques s’inscrivent dans une nouvelle vague de frappes visant les infrastructures et positions présumées du Hezbollah.
Le Liban enlisé dans la guerre
Ces opérations militaires s’inscrivent dans un conflit plus large déclenché par les frappes israélo-américaines contre l’Iran à la fin du mois de février. En réponse, le Hezbollah, allié stratégique de Téhéran, a lancé des tirs de roquettes et de drones contre le nord d’Israël, ouvrant un nouveau front de guerre. Israël a immédiatement réagi en intensifiant ses frappes sur le territoire libanais, visant les infrastructures du mouvement chiite et ses réseaux logistiques.
Au Liban, les conséquences humanitaires ont entraîné le déplacement de plus de 80.000 personnes.
Un effet boule de neige
Depuis le déclenchement des hostilités entre l’Iran et Israël, le conflit s’est rapidement étendu à plusieurs pays du Moyen-Orient. Les premières frappes ont visé le territoire iranien, suivies de ripostes par missiles et drones touchant ou visant des États du Golfe comme l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït, Bahreïn et Oman, où sont également présentes des bases américaines.
Parallèlement, le front s’est élargi au Liban, où Israël mène des frappes contre le Hezbollah, tandis que des missiles ont traversé ou été interceptés dans l’espace aérien de pays voisins comme la Jordanie, l’Irak et la Turquie. La crise a également atteint le Caucase, avec des incidents signalés impliquant l’Azerbaïdjan, illustrant la régionalisation progressive du conflit.
Au total, cette escalade transforme l’affrontement initial en une crise régionale impliquant directement ou indirectement plus d’une dizaine d’États, entre frappes militaires, interceptions de missiles et tensions diplomatiques.



