New Delhi a vivement réagi, ce mardi, après une frappe de drone visant une installation pétrolière à Fujaïrah, aux Émirats arabes unis, qui a fait trois blessés parmi des ressortissants indiens la veille. Les autorités indiennes ont également insisté sur la nécessité de rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz.
De son côté, Iran a nié toute implication dans l’attaque, affirmant ne pas envisager de cibler cette infrastructure stratégique et pointant plutôt la responsabilité de ce qu’il qualifie d’« initiatives américaines ».
Dans un communiqué officiel, le porte-parole de la diplomatie indienne, Randhir Jaiswal, a appelé à une désescalade immédiate, soulignant la nécessité de mettre fin aux attaques contre les populations civiles et les infrastructures essentielles. Il a également plaidé pour le respect du droit international garantissant la libre circulation des navires dans cette zone clé du commerce mondial.
Troisième importateur de pétrole à l’échelle mondiale, Inde dépend fortement de cette route maritime, par laquelle transite près de la moitié de ses approvisionnements en brut. Dans ce contexte tendu, le pays se dit prêt à appuyer toute initiative visant une issue pacifique à la crise.
Particulièrement vulnérable aux fluctuations des prix de l’énergie, en raison de réserves limitées, New Delhi tente de diversifier ses sources d’approvisionnement. Selon plusieurs analyses, elle a déjà commencé à ajuster ses importations en se tournant vers d’autres partenaires.
Parmi ces alternatives, la Russie s’est imposée comme un fournisseur clé, après une période de tensions commerciales liée aux pressions exercées par Donald Trump pour réduire les achats indiens de pétrole russe.

