L’Université Internationale de Casablanca (UIC) a mis fin à toute collaboration avec une enseignante après la diffusion, sur ses réseaux sociaux personnels, de propos jugés racistes à l’encontre de ressortissants sénégalais. L’annonce a été faite à travers un message officiel adressé aux étudiants, aux partenaires et à la communauté universitaire, dans lequel l’établissement présente ses excuses et réaffirme sans ambiguïté ses principes fondamentaux.
Selon l’UIC, les déclarations incriminées n’ont pas été tenues dans un cadre académique ni durant les heures de travail. Elles ont néanmoins provoqué une vive indignation, bien au-delà du campus, poussant la direction à agir rapidement. L’université explique avoir assumé sa responsabilité morale face à l’ampleur des réactions suscitées, estimant que de tels propos sont incompatibles avec les valeurs qu’elle porte et transmet.
Après un examen interne mené dans des délais courts, la direction a tranché : la personne concernée n’exerce désormais plus aucune fonction au sein de l’établissement. Cette décision, qualifiée de ferme, vise à préserver la cohésion de la communauté universitaire et à envoyer un signal clair quant au rejet de toute forme de discrimination, quelle que soit sa source.
Se présentant comme une institution à vocation africaine et inclusive, l’Université Internationale de Casablanca rappelle que le respect de la dignité humaine, le vivre-ensemble et l’ouverture culturelle constituent le socle de son projet pédagogique. Ces principes, précise-t-elle, ne relèvent pas du discours mais s’imposent concrètement à l’ensemble de ses collaborateurs, y compris en dehors des espaces formels d’enseignement lorsque les comportements portent atteinte à l’image et aux valeurs de l’institution.
Dans son communiqué, l’UIC insiste également sur les mesures prises pour garantir un climat d’apprentissage apaisé. L’objectif affiché est de permettre aux étudiants de poursuivre leur parcours dans un environnement serein, respectueux et sécurisé, sans que cet épisode n’affecte durablement le fonctionnement académique.
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Au-delà de la décision disciplinaire, la direction affirme vouloir tirer les enseignements de cette crise. Des mécanismes internes de vigilance éthique devraient être renforcés afin de prévenir la répétition de situations similaires. L’université appelle enfin l’ensemble des parties à la responsabilité et au respect mutuel, soulignant que la liberté d’expression ne saurait justifier des propos attentatoires à la dignité d’autrui.
Par cette prise de position, l’Université Internationale de Casablanca entend affirmer une ligne claire : les comportements discriminatoires, même exprimés dans la sphère privée, n’ont pas leur place dans une institution d’enseignement supérieur qui se veut ouverte, africaine et résolument engagée en faveur du respect de chacun.

