Aucun cas de variole du singe (Mpox) n’a été signalé au Maroc ces derniers mois, selon une source officielle du ministère de la Santé et de la Protection sociale.
« Nous surveillons attentivement l’évolution de la situation épidémiologique à l’échelle mondiale », a déclaré cette même source.
Dr Maâz El Mrabet, coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la Santé, a expliqué à Lenew.ma que le principal risque pour le Maroc reste l’importation de cas depuis des pays où l’épidémie est active. Toutefois, le risque de propagation communautaire à grande échelle sur le territoire national demeure faible. La variole du singe est une maladie transmissible par contact avec des personnes infectées et symptomatiques. La transmission peut également se faire par voie sexuelle ou aérienne, bien que ce dernier mode présente un faible risque.
La variole du singe va-t-elle provoquer une autre pandémie ? Une pandémie se caractérise par la propagation d’une maladie à l’échelle mondiale, touchant plusieurs continents. Pour l’instant, la lignée 1 de Mpox est principalement confinée à l’Afrique. Il convient de surveiller attentivement la situation épidémiologique pour déterminer si cette maladie pourrait, à l’avenir, provoquer une pandémie mondiale.
Quelle est la différence entre la variole du singe et le COVID-19 ? Mpox et Covid-19 sont deux maladies distinctes. Le Covid-19 est une infection respiratoire, tandis que Mpox est une maladie cutanée et muqueuse. La transmission, la période d’incubation et les complications associées à ces deux maladies sont également différentes.
Le virus de la variole du singe peut survivre jusqu’à 15 jours sur certaines surfaces. En Afrique, la transmission se fait principalement entre individus infectés, ce qui diffère de la situation au Maroc.
De son côté, l’agence de santé de l’Union africaine a annoncé samedi avoir enregistré un total de 18 737 cas probables ou confirmés de variole du singe depuis le début de l’année en Afrique, dont 1 200 cas en une seule semaine. Selon le décompte du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, qui a précisé avoir identifié de nombreux variants du virus, 3 101 cas ont été confirmés, 15 636 cas sont probables, et 541 décès ont été signalés dans 12 pays du continent.
L’agence africaine a indiqué qu’un nombre plus élevé de cas a été enregistré depuis le début de l’année 2024, par rapport à l’ensemble de l’année 2023 (14 838).

