Plusieurs agents de sécurité affectés à l’hôpital Ibn Baja, à Taza, ont été violemment agressés ce jeudi en début d’après-midi par un groupe d’individus extérieurs à l’établissement. Les faits se sont produits au sein même du service des urgences, où les assaillants ont semé la panique avant de s’en prendre physiquement aux agents.
Selon le bureau régional de l’Union Marocaine du Travail (UMT) à Taza, les agresseurs ont provoqué une véritable scène de chaos dans l’enceinte hospitalière, n’hésitant pas à proférer des insultes et à utiliser des matraques pour frapper les agents de sécurité. Plusieurs d’entre eux ont été blessés à des degrés divers, tandis que l’incident a désorganisé le service, entraînant des retards dans la prise en charge des patients.
Dans un communiqué vigoureusement critique, la section syndicale a exprimé son soutien total et inconditionnel aux victimes de cette attaque, affirmant son engagement à les accompagner sur les plans juridique et moral. Elle a fermement condamné l’agression et pointé du doigt la direction de l’hôpital, jugée responsable pour son laxisme face aux problèmes récurrents de sécurité au sein de l’établissement. Malgré les alertes répétées, aucune mesure concrète n’aurait été prise par les différents responsables qui se sont succédé.
La centrale syndicale renouvelle ainsi sa revendication d’un renforcement des effectifs de sécurité privée, en insistant sur la nécessité d’un appui permanent de la part des forces de l’ordre locales. Elle déplore notamment qu’un seul agent de police soit affecté à un hôpital régional aussi fréquenté, en particulier au sein du service des urgences.
Enfin, la déclaration syndicale se conclut par une mise en garde : l’UMT se dit prête à engager des actions syndicales plus fermes et à défendre tous les dossiers liés aux agressions contre le personnel soignant ou administratif, afin de prévenir la répétition de tels actes inacceptables.

