L’Italie est confrontée à une recrudescence des cas de virus du Nil occidental, avec 89 infections confirmées dont 8 décès recensés entre janvier et fin juillet, selon les données publiées ce vendredi par l’Institut supérieur de la santé (ISS).
Sur l’ensemble des cas identifiés, 40 présentent une forme neuro-invasive de la maladie, 46 se traduisent par une fièvre, tandis que 3 personnes, dont deux donneurs de sang, étaient asymptomatiques.
Les décès sont concentrés dans trois régions : le Piémont (1 cas), le Latium (2) et la Campanie (5), précise le dernier bulletin hebdomadaire de l’ISS. Rien que pour la semaine du 24 au 30 juillet, 57 nouvelles infections ont été signalées.
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Le virus, transmis par les moustiques, circule désormais de manière endémique sur le territoire italien. « Il est présent dans notre pays depuis plusieurs années », rappelle Anna Teresa Palamara, directrice du département des maladies infectieuses de l’ISS. Des mesures de prévention sont en vigueur, notamment pour les populations les plus à risque.
Environ 80 % des personnes infectées ne présentent aucun symptôme. Les formes graves, bien que plus rares, touchent principalement les personnes âgées ou immunodéprimées.
Contrairement à la dengue, propagée par le moustique tigre, le virus du Nil occidental se transmet par le moustique commun (Culex pipiens), largement répandu en Europe.
Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), l’Italie se classe actuellement en tête des pays européens en termes de cas humains signalés.

