WhatsApp s’apprête à franchir un nouveau cap dans la sécurisation des comptes. La messagerie de WhatsApp, propriété de Meta, déploie progressivement une fonctionnalité permettant d’ajouter un mot de passe secondaire lors de la connexion.
Concrètement, même après la saisie du code de vérification à six chiffres envoyé par SMS, l’utilisateur devra entrer un mot de passe personnalisé pour accéder à son compte. L’objectif est clair : renforcer la protection contre le piratage et limiter les risques de prise de contrôle frauduleuse.
Jusqu’à présent, l’accès à un compte reposait principalement sur la réception d’un code par SMS. Or, cette méthode montre ses limites face aux techniques de détournement de numéro, notamment les attaques par “SIM swapping”. Avec ce nouveau dispositif, un pirate qui parviendrait à intercepter le code à six chiffres ne pourrait plus se connecter sans connaître le mot de passe défini par le titulaire du compte.
Le mot de passe pourra contenir entre six et vingt caractères, avec au minimum une lettre et un chiffre. Un indicateur visuel évaluera la robustesse de la combinaison choisie, afin d’encourager des paramètres de sécurité solides. Cette protection restera facultative : chaque utilisateur pourra l’activer, la modifier ou la supprimer depuis les paramètres de l’application. En revanche, une fois configurée, elle deviendra indispensable à chaque tentative de connexion.
La fonctionnalité a d’abord été repérée dans la version bêta Android, avant d’être annoncée pour un déploiement progressif sur iOS et Android dans les prochaines semaines. Elle viendra compléter — et non remplacer — les mécanismes existants, notamment la vérification en deux étapes déjà proposée par la plateforme.
Avec plus de deux milliards d’utilisateurs à travers le monde, WhatsApp est devenue une cible privilégiée pour les cybercriminels. Faux supports techniques, usurpations d’identité, escroqueries familiales : les méthodes se multiplient et exploitent souvent la faille la plus fragile, celle de l’authentification. En introduisant un mot de passe secondaire, la messagerie ajoute une barrière supplémentaire qui complique considérablement toute tentative d’accès non autorisé.
Cette évolution confirme la stratégie de Meta visant à muscler la sécurité de ses services grand public. Pour les utilisateurs, l’enjeu est simple : protéger conversations privées, documents partagés et données personnelles dans un environnement numérique de plus en plus exposé.


