La Zahria de Marrakech, plus connue comme le moussem de la fleur d’oranger, revient pour sa 14e édition du 22 mars au 12 avril 2026 avec un programme riche qui confirme son statut de rendez-vous culturel majeur au Maroc. Inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’ICESCO, cette manifestation célèbre un savoir-faire ancestral tout en mobilisant artistes, chercheurs et acteurs associatifs autour d’un héritage profondément enraciné dans l’histoire de Marrakech.
Organisée par l’association Al Muniya, la Zahria met en lumière la symbolique de la fleur d’oranger, élément central des traditions marrakchies. Au-delà de la dimension festive, l’événement s’impose comme un espace de transmission, où se croisent pratiques artisanales, rituels culturels et expressions artistiques. L’édition 2026 rend notamment hommage à plusieurs figures engagées dans la préservation du patrimoine, parmi lesquelles l’architecte urbaniste Rachid El Houda et le Shaykh Samaa Idris Souabni, soulignant le lien entre mémoire culturelle et création contemporaine.

Le programme s’articule autour d’interventions artistiques et spirituelles, avec une direction artistique assurée par Karim Ait Brik et une coordination générale portée par Jaafar Kansoussi. La présence d’un conseiller scientifique, Abdelghani Zrikem, illustre la volonté d’ancrer l’événement dans une réflexion académique et patrimoniale. L’ensemble est soutenu par une organisation structurée, réunissant un large comité composé de professionnels de la culture, de la communication et de la logistique.
La Zahria de Marrakech bénéficie également d’un partenariat institutionnel solide. Le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, le Conseil communal de Marrakech et le Conseil de la région Marrakech-Safi accompagnent cette manifestation, renforçant sa portée nationale et son inscription dans les politiques de valorisation du patrimoine immatériel.
Au fil des éditions, la Zahria s’est imposée comme un levier de transmission intergénérationnelle, mais aussi comme un vecteur d’attractivité culturelle pour la ville ocre. Elle contribue à faire vivre des pratiques parfois menacées, tout en leur offrant une visibilité contemporaine. Cette édition 2026 s’inscrit dans cette continuité, entre fidélité aux traditions et ouverture à de nouvelles formes d’expression.


