La polémique née autour de la situation du supporter algérien Raouf Belkacemi en prison connaît un nouveau rebondissement.
L’administration de la prison locale d’El Arjat 1 a formellement réfuté les allégations diffusées dans une vidéo publiée sur YouTube, évoquant de prétendues pressions et tentatives de confiscation des effets personnels du détenu.
Dans une mise au point officielle, relevant de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), la direction de l’établissement assure que l’intéressé est hébergé en cellule individuelle depuis son admission et jouit de l’ensemble des droits prévus par la réglementation en vigueur.
L’administration précise également que Raouf Belkacemi a accès à l’économat de la prison et qu’un versement financier a été effectué sur son compte personnel par un représentant du consulat d’Algérie, lui permettant de subvenir normalement à ses besoins quotidiens.
Qualifiant les accusations relayées en ligne de « dénuées de tout fondement », la direction de l’établissement pénitentiaire appelle à la prudence et à la vérification des sources, mettant en garde contre la diffusion d’informations susceptibles de porter atteinte à la crédibilité des institutions.
Procès reporté et poursuites maintenues
Sur le plan judiciaire, le tribunal de première instance de Rabat a décidé de reporter au 19 janvier courant l’examen du dossier de Raouf Belkacemi. Ce renvoi vise à permettre à la défense de préparer ses arguments, dans le cadre de poursuites engagées pour comportement jugé contraire à l’éthique au sein du stade Moulay El Hassan.
Les faits remontent à un match des huitièmes de finale de la CAN 2025 opposant l’Algérie à la République démocratique du Congo. Le mis en cause est poursuivi pour avoir uriné dans les tribunes en pleine rencontre, un acte filmé et diffusé sur les réseaux sociaux, provoquant une vive indignation.
Interpellation, enquête et transfert
Après l’incident, les autorités marocaines ont procédé à l’interpellation du concerné à Casablanca, avant son transfert vers Rabat. Une enquête a été ouverte afin d’établir précisément les circonstances des faits et d’en déterminer les motivations, en vue de l’application des mesures légales appropriées.
Selon des éléments rapportés par son entourage, Raouf Belkacemi aurait été brièvement remis en liberté avant d’être de nouveau convoqué par les autorités judiciaires compétentes, dans le cadre de la procédure en cours.
Indignation numérique et rejet des justifications
La diffusion massive de la vidéo a suscité une onde de choc sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes marocains ont dénoncé un acte perçu comme une atteinte grave à l’image de la CAN 2025 et au respect des infrastructures sportives.
Les tentatives de justification avancées par l’intéressé, évoquant une impossibilité de se retenir, ont été largement rejetées, d’autant plus que le stade dispose de sanitaires accessibles au public. Cette défense a renforcé les critiques dénonçant un comportement incompatible avec les valeurs du fair-play et de la discipline sportive.
Face à l’ampleur de la controverse, plusieurs voix appellent à une application rigoureuse de la loi afin de préserver la crédibilité des compétitions continentales et de dissuader toute récidive susceptible de nuire à l’image du football africain.


