Il a peut‑être voulu marquer son territoire comme un chat errant, mais le seul exploit qu’il laisse derrière lui, c’est un acte d’incivisme d’une rare audace, qui n’a suscité que des critiques brûlantes.
Raouf Belkacemi, 23 ans, créateur de contenu algérien suivi par près d’1,5 million d’abonnés sur Instagram et plus de 200 000 personnes sur la plateforme de streaming Kick, s’est retrouvé au cœur d’une tempête médiatique aux multiples ramifications, en marge de la Coupe d’Afrique des Nations.
Lors du match Algérie-RD Congo, une vidéo qu’il diffuse provoque l’indignation. Dans une mise en scène jugée provocatrice, le jeune streamer affirme avoir uriné à l’intérieur du stade afin, selon ses propos, que des supporters en subissent les désagréments sans en identifier l’origine. Une autre séquence montre des traces de liquide sur le sol, images aussitôt interprétées comme preuve de son acte.
Les réseaux sociaux s’embrasent. Les commentaires se transforment en tribunal populaire, mêlant indignation, insultes et appels à des sanctions. La colère dépasse largement le cercle marocain, d’autant que Belkacemi est également visé pour une autre vidéo, publiée après la victoire de l’Algérie, dans laquelle il se moque ouvertement d’un célèbre supporter congolais, figure emblématique des tribunes africaines. Là encore, la réaction est immédiate et violente.
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Face à la pression, le principal intéressé tente d’éteindre l’incendie. Lors d’un Live sur Kick, il affirme que la substance visible sur les images n’était en réalité qu’une boisson renversée derrière lui et que toute la scène relevait d’une mise en scène volontairement provocatrice. Une justification loin de calmer les esprits.
Dans ce climat électrique, certaines informations circulent sans confirmation officielle, évoquant une possible interpellation à Casablanca. Les autorités, elles, gardent le silence, laissant place aux spéculations et aux interprétations.
Cette affaire s’inscrit dans une série plus large de dérapages observés durant la CAN, où des créateurs de contenu et certaines figures médiatiques ont multiplié les propos hostiles, attisant les tensions entre supporters. L’épisode Belkacemi rappelle combien la frontière est mince entre le buzz et la fracture, lorsque la quête de visibilité se nourrit de la provocation et grossièreté.

