L’affaire du meurtre de l’époux de la chanteuse marocaine Rym Fikri vient de connaître un nouveau tournant. La Cour d’appel de Casablanca a décidé jeudi de reporter l’audience concernant Reda Abakrim, dit Turbo, principal accusé dans ce dossier. La prochaine session est fixée au 7 octobre prochain, la cour souhaitant entendre la veuve du défunt, absente lors de cette audience, en tant que partie civile.
Si Abakrim est au cœur de la procédure, il n’est pas le seul sur le banc des accusés. Cinq autres prévenus, Said A., Mohamed J., Zakaria D., Abbas M. et Hassan M. doivent également répondre de faits d’une gravité extrême : enlèvement, séquestration, usage d’un véhicule pour commettre un crime, torture et homicide prémédité avec guet-apens.
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Un profil judiciaire lourd
Le nom de Reda Abakrim est familier des deux rives de la Méditerranée. Citoyen franco-marocain, il a été condamné par contumace en France en 2021 à 21 ans de réclusion, pour un meurtre commis en 2007 dans le cadre d’un règlement de comptes lié au trafic de cannabis. Au Maroc, il avait déjà été jugé dans une affaire comparable, avant d’être acquitté en première instance.
Dans le dossier lié à la mort du mari de Rym Fikri, l’accusation s’appuie sur plusieurs pièces : le témoignage de Bilal J. devant la justice française, la fuite de l’accusé vers le Maroc après la disparition de la victime, ainsi que l’usage d’une fausse identité ; celle de « Karim Ramadan Cherki » pour se soustraire aux autorités. C’est sur ces bases que le juge d’instruction a décidé de retenir contre lui la complicité d’enlèvement, de séquestration et de meurtre prémédité.
Une audience sous tension
Jeudi, dans la salle 8 du tribunal, la séance a tourné court. Non seulement la chanteuse n’était pas présente, mais les accusés n’ont pas non plus été extraits de la prison d’Oukacha pour comparaître. Un nouvel avocat s’est néanmoins présenté pour prendre en charge la défense d’Abakrim. Autant d’éléments procéduraux qui ont conduit à l’ajournement.

