Une vague de violence a éclaté dans la nuit de samedi à dimanche dans la zone de Jnane Zenata, à Aïn Harrouda, près de Casablanca. Selon des sources locales concordantes, de violents affrontements entre migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont causé la mort de deux personnes et plusieurs blessés, dont certains grièvement atteints.
Les premiers éléments indiquent que des rivalités entre deux groupes, nourries par des tensions d’ordre communautaire, seraient à l’origine de l’escalade. Des armes blanches ont été utilisées et plusieurs abris de fortune, constitués de cabanes et de tentes, ont été incendiés. Des actes de vol et de dégradation ont également été rapportés par les habitants du quartier.
Alertés, les services de la Gendarmerie royale, appuyés par les Forces auxiliaires et la Protection civile, ont immédiatement mené une opération de grande ampleur. Les blessés ont été transférés vers l’hôpital provincial, tandis que les corps des victimes ont été déposés à la morgue. Dans le même temps, les autorités ont mobilisé bulldozers et engins de chantier pour raser les campements installés depuis plusieurs années et considérés comme foyers de tensions récurrentes.
D’après les témoignages recueillis sur place, l’attaque aurait été déclenchée par un groupe de migrants venus de Casablanca, qui auraient pris pour cible des ressortissants soudanais établis dans la zone. L’agression, d’une rare intensité, s’est transformée en véritable bataille rangée, marquée par l’usage d’armes blanches et l’incendie volontaire de plusieurs habitations précaires.
Face à la gravité des faits, une enquête judiciaire a été ouverte sous la supervision du parquet compétent afin de déterminer les responsabilités et interpeller les instigateurs de ces violences. Les autorités locales, de leur côté, ont décidé le démantèlement définitif des campements informels d’Aïn Harrouda, une mesure destinée à prévenir de nouveaux drames.

