Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a lancé un appel direct à Donald Trump pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, affirmant que seul le dirigeant américain dispose de l’influence nécessaire pour stopper l’escalade en cours dans la région du Golfe.
S’exprimant lundi au Caire lors d’une conférence consacrée à l’énergie, aux côtés de son homologue chypriote Nikos Christodoulides, le chef de l’État égyptien a adopté un ton solennel et pressant. Il a exhorté Donald Trump à intervenir rapidement pour mettre fin aux hostilités, soulignant que la poursuite du conflit entraînerait des conséquences graves, tant sur le plan sécuritaire qu’économique.
Dans une adresse directe et inhabituelle, Abdel Fattah al-Sissi a insisté sur la responsabilité particulière des États-Unis dans la gestion de cette crise. Il a évoqué un appel lancé « au nom de l’humanité » et des « amoureux de la paix », estimant que Washington reste l’acteur clé capable d’imposer une désescalade durable dans une région sous tension extrême.
Cet appel intervient dans un contexte régional particulièrement volatile, marqué par des tensions croissantes impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis. Les enjeux dépassent largement le cadre militaire, affectant également les flux énergétiques mondiaux, notamment à travers le détroit d’Ormuz, point stratégique du commerce pétrolier international. Toute perturbation dans cette zone sensible pourrait avoir des répercussions immédiates sur les marchés et l’approvisionnement énergétique global.
Sur le plan diplomatique, l’Égypte tente de jouer un rôle de médiateur. Le pays a récemment pris part à des discussions à Islamabad, aux côtés du Pakistan, de l’Arabie saoudite et de la Turquie, dans l’objectif de favoriser un dialogue entre Washington et Téhéran. Ces efforts visent à ouvrir la voie à une solution politique et à éviter une aggravation du conflit.
L’intervention du président égyptien intervient également peu après des déclarations de Donald Trump menaçant l’Iran, notamment en évoquant une possible destruction de l’île de Kharg, site pétrolier stratégique, si les négociations en cours n’aboutissaient pas rapidement ou si le détroit d’Ormuz restait fermé.
Ce n’est pas la première fois qu’Abdel Fattah al-Sissi exprime une telle position. Déjà en octobre, en amont d’un sommet international à Charm el-Cheikh consacré à un cessez-le-feu à Gaza, il avait affirmé que Donald Trump était le seul dirigeant capable d’imposer la paix dans la région.
Face à une situation qui se détériore rapidement, Le Caire tente ainsi de mobiliser les grandes puissances pour éviter une extension du conflit, dont les répercussions pourraient s’avérer durables pour l’ensemble du Moyen-Orient et au-delà.


